Les vingt-deux individus considérés comme cas contacts d'une croisiériste néerlandaise décédée de l’hantavirus sont désormais hospitalisés et placés sous quarantaine, selon les autorités sanitaires.
Les autorités ont confirmé que ces vingt-deux personnes, ayant été en contact avec la patiente à bord du MV Hondius, ont commencé leur isolement. Parmi eux, huit Français qui étaient à bord d'un vol de Sainte-Hélène vers Johannesburg le 25 avril et quittaient avec la passagère malade sont hospitalisés à Paris. Les quatorze cas restants, qui prenaient le vol Johannesburg-Amsterdam que la malheureuse a tenté de rejoindre, sont répartis dans diverses villes françaises. Stéphanie Rist, la ministre de la Santé, a rapporté ces faits lors d'une intervention devant la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale.
Le gouvernement a indiqué que tous ces individus sont placés dans des hôpitaux équipés de chambres à pression négative pour réduire les risques de contamination. Selon les dernières informations, « tous les cas contacts sont asymptomatiques ». Parmi eux se trouvent quatre enfants qui ont déjà été testés négatifs.
Protocoles sanitaires en place
La ministre a précisé que la définition d’un cas contact repose sur des critères similaires à ceux utilisés pour la méningite, indiquant que l'hantavirus a des modes de contagion similaires. En cas de confirmation de l’infection, toute personne ayant eu un contact proche dans les dix jours précédents le test serait classée comme cas contact. Des enquêtes épidémiologiques sont immédiatement mises en place par les Agences régionales de santé, et des mesures d'isolement sont instaurées, comme le souligne le communiqué officiel.
Experts et autorités s’accordent à dire que les « cas contacts de cas contacts », tels que les proches ayant côtoyé ces vingt-deux individus, ne seront probablement pas soumis aux mêmes mesures, tant que ces derniers sont testés négatifs. La période d'hospitalisation des vingt-deux patients pourra s'étendre jusqu'à quarante-deux jours, celle-ci étant en rapport avec le temps d'incubation de l'hantavirus.
La situation des contacts actuels est sous contrôle, et la ministre a ajouté que le stock de matériel médical, comme les masques, est suffisant pour répondre à une éventuelle crise épidémique. Selon le site La Nouvelle République, le virus ne circule pas dans la population générale.
Des informations rassurantes pour les proches
Durant une réunion avec des professionnels de la santé, Stéphanie Rist a partagé des informations détaillées sur la gestion actuelle de la situation. Philippe Besset, représentant d'une fédération pharmaceutique, a mentionné que le gouvernement prévoit de définir des protocoles pour mieux encadrer les cas contact de cas contacts, anticipant toute évolution. Avec des tests négatifs dans leur sillage, les mesures d'isolement semblent justifiées jusqu'à présent.
L’expert du domaine a conclu que, pour l’heure, la souche virale ne montre pas de changements significatifs, comme l’a confirmé une analyse de l’Agence de santé de l’Union Européenne. Ce cas reste exceptionnel, en particulier dans un environnement touristique.







