L'essentiel
Le 8 mai dernier, un drone maritime rempli d'explosifs a été trouvé par un pêcheur dans une grotte de l'île de Leucade. Le ministre grec de la Défense, Nikos Dendias, a confirmé que cet appareil avait des origines ukrainiennes, soulevant des inquiétudes majeures concernant la sécurité maritime dans cette région.
Une découverte alarmante. Les autorités grecques ont neutralisé un drone militaire ukrainien caché près de leurs côtes, dans une grotte de l'île de Leucade. Comment la guerre en Ukraine peut-elle avoir des répercussions si éloignées ?
Une menace pour la navigation
La mise au jour de ce drone naval, dont le moteur fonctionnait encore lors de sa récupération, a suscité une forte réaction au sein de la diplomatie grecque. Selon Nikos Dendias, cité par RFI, "c'est une question d'une gravité extrême qui touche à la liberté et à la sécurité de la navigation".
Bien que les autorités grecques identifient le drone comme étant de type Magura, Kiev a fermement nié toute implication. Georgiy Tykhy, porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères, a déclaré que son pays n’avait "aucune information concernant le drone découvert en Grèce", en ajoutant qu'"il n'y a absolument aucune preuve qu'il appartienne à des opérateurs ukrainiens", rapporté par Le Parisien.
Une opération clandestine suspectée
Il est possible que cet engin ait été transporté par voie maritime ou terrestre pour frapper des objectifs russes éloignés de la mer Noire. D'après Étienne Marcuz, chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique, le but était sans doute de "neutraliser les forces russes même hors de la mer Noire", visant notamment des cibles telles que la flotte fantôme ou des méthaniers.
Cette théorie pourrait expliquer la présence de ce "petit bateau chargé d'explosifs" dans les eaux ioniennes.
Le fabricant d'armes dément
Le constructeur ukrainien Uforce a tenté d’éclaircir le débat en affirmant que "l’engin trouvé près de Leucade n’est pas un drone Magura", affirmant que sa conception ne correspond pas à ses modèles. Malgré ces démentis, le gouvernement grec reste ferme sur sa position. Il a aussi annoncé qu'il ne "permettrait pas le développement d'activités militaires dans la région méditerranéenne", affirmant sa volonté de protéger ses eaux territoriales contre toute expansion du conflit.







