Le ministère de l’Économie a lancé un simulateur en ligne le 13 mai 2026 pour aider les conducteurs à déterminer leur éligibilité à l'indemnité carburant de 50 €, mise en place en raison de la hausse des carburants.
Peu après la publication d'un décret établissant l'indemnité carburant pour les travailleurs modestes, le gouvernement a mis en ligne un simulateur interactif.
Ce dernier vous pose huit questions concernant votre véhicule, son utilisation professionnelle, et votre situation financière : distance domicile-travail, revenus, âge, et part fiscale. Les informations telles que le revenu fiscal de référence ou l'imposition sur la fortune immobilière doivent être fournies, disponibles sur votre avis d'imposition 2025.
Après avoir complété le questionnaire, en cliquant sur « vérifier mon éligibilité », vous saurez si vous pouvez bénéficier de l'indemnité. Si vous n'êtes pas éligible, le simulateur précisera les raisons, comme des revenus trop élevés ou un usage inapproprié du véhicule. Par exemple, un revenu fiscal de 20 000 € exclut de l'aide, car il dépasse le seuil de 16 880 €. De même, un trajet domicile-travail de moins de 15 km ou moins de 8 000 km d'activités professionnelles annuelles peuvent vous exclure.
Premières demandes possibles le 27 mai
Le 3 mai, le gouvernement a indiqué que les demandes commenceraient à être acceptées le 27 mai. « Un formulaire sera accessible sur le portail impots.gouv.fr pour une période de deux mois », a précisé le ministère. « En renseignant vos données personnelles et celles de votre véhicule, l'indemnité sera versée directement sur votre compte bancaire dans un délai d'environ dix jours si les conditions sont remplies. »
Cette initiative vise à alléger les charges des grands rouleurs face à la flambée des prix des carburants, et elle a suscité des réactions variées. Des experts en économie du transport, comme le professeur Jean Dupont, soulignent l'importance d'une telle aide : « Elle répond à la nécessité de compenser les surcoûts que de nombreux travailleurs rencontrent. » Selon une étude récente de l'INSEE, plus de 3 millions de travailleurs modestes sont concernés par cette aide, ce qui témoigne de son impact potentiel sur le pouvoir d'achat des ménages.







