À l'approche de la dernière journée de National, ce vendredi 15 mai 2026, l'entraîneur du FC Rouen, Régis Brouard, pose un regard critique sur une saison qui avait mal commencé pour se terminer dans la frustration. Le club, actuellement quatrième et à deux points du FC Fleury, rêve de récupérer la troisième place, synonyme de barrages pour la montée en Ligue 2 contre le Stade lavallois. Ce dernier affrontement se déroulera chez l'adversaire, et une victoire à Fleury pourrait donc ouvrir la voie, à condition que Versailles n'obtienne pas de meilleure marge au classement.
Cependant, l'ambiance au sein du club est tendue. Contrairement à ce que l'on pourrait attendre d'un club qui revient d'une période difficile, la pression est palpable. "Je suis triste et malheureux, pour plein de choses", a déclaré Régis Brouard. "Je vis mal la situation, très très mal. Vous voulez que je fasse semblant? Cela ne me fait pas rire, j'ai les nerfs, la haine même." Ces mots témoignent d’un profond désarroi, alors que le club semble marcher sur une corde raide.
Un goût de gâchis
Le FC Rouen a commencé la saison sur les chapeaux de roues, mais la chute a été sévère. Après avoir occupé la première place, les Rouennais ne comptent que trois victoires en quinze matches depuis le début de l'année, perdant ainsi leur position de leader. À cela s'ajoute le mécontentement des supporters, qui se sont exprimés de manière virulente lors du dernier match contre le FC Versailles. "Ils ont manifesté leur mécontentement à juste titre", a poursuivi Brouard. "Avec une façon de faire que l'on peut discuter, ils ont été présents tout au long de cette campagne." Cependant, ces manifestations pourraient entraîner des sanctions financières et sportives, alors que le club vit une phase décisive pour son avenir.
Malgré tout, l’espoir demeure. "On saura si on continue encore une semaine ensemble ou si on se serre la main et qu'on se quitte," a affirmé l'entraîneur. "Ce sera avec des remords, de la tristesse. Je n'espère pas ça. L'équipe a la clé et elle le sait." Environ 500 supporters se déplaceront à Fleury, témoignant de l'attachement indéfectible à leur équipe.
La pression au rendez-vous
Dans cette ambiance électrique, aucune euphorie ne se profile, juste une volonté d’affronter cette ultime rencontre. "La situation actuelle ne donne pas le sourire. Je n’ai pas envie de rire, mais je suis prêt pour vendredi," a souligné Brouard, avant d'exprimer son affection pour le club. "Ce club représente beaucoup trop de choses pour beaucoup de gens. Il faut aimer ce club pour le comprendre." Les remous internes et la pression des dirigeants pour monter en Ligue 2 ajoutent une complexité à la situation, créant un climat difficile dans le vestiaire.
Omar Bezzekhami, milieu de terrain et fidèle du club, reste déterminé malgré la pression. "Si vous m'aviez dit en décembre qu'on serait dans cette situation, je n'aurais pas accepté. Dans notre malheur, nous avons encore une chance. On fera tout pour gagner ce match," a-t-il déclaré, appelant à la prise de conscience sur ce que représente ce club pour tant de personnes.
Alors, cette équipe a-t-elle encore les ressources nécessaires, tant physiques que mentales, pour aller au bout de cette épreuve? La réponse se dessinera ce vendredi soir à Fleury-Mérogis, devant une foule de supporters rouennais aux émotions mitigées. Le propriétaire du club, Tarkan Ser, a toujours affirmé son désir de voir l'équipe en Ligue 2, plaçant ainsi la barre très haute pour son effectif.







