Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a pris la décision de ne pas installer de fan zone pour la finale de la Ligue des champions prévue le 30 mai 2026, opposant le PSG à Arsenal. Cette information, révélée par l'AFP, provient de sources policières confirmant l'avis défavorable de la préfecture de police.
Dans un contexte où de nombreux supporters espéraient un espace de célébration collectif, cette décision a suscité de vives réactions. Grégoire a discuté de cette question avec le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, lors d'une réunion qui semble avoir pesé lourd dans la balance. Selon Le Parisien, le nouvel édile socialiste avait initialement envisagé d'organiser un lieu de retransmission gratuit, mais a finalement abandonné ce projet face aux préoccupations sécuritaires soulevées par la préfecture.
Des experts en sécurité et des responsables locaux évoquent le risque de débordements et d'incidents de foule, des préoccupations qui ne sont pas nouvelles. En effet, quelques événements passés ont montré que des rassemblements importants peuvent parfois dégénérer, ce qui a conduit à une vigilance accrue de la part des autorités. Pour des villes telles que Paris, souvent en première ligne lors de grands événements sportifs, maintenir l'ordre public est une priorité.
Les supporters, eux, expriment leur frustration sur les réseaux sociaux, mettant en avant l'importance de pouvoir partager l'émotion du match tous ensemble. « Nous voulons vivre ces moments de joie et de fête avec nos amis et nos proches », déclare l'un d'eux sur Twitter.
Le débat est donc ouvert : ce choix du maire est-il dicté par une précaution nécessaire ou par une surcaution excessive ? Une chose est sûre : la passion du football fait partie du patrimoine culturel de Paris, et de nombreux fans espèrent trouver des moyens alternatifs pour vivre ce moment intense.







