Marina, policière mutée à Nice depuis août 2025, est toujours en quête d’un logement durable pour elle et sa fille. Malgré une carrière stable et de multiples démarches, elle fait face à d'importantes difficultés pour garantir une sécurité domiciliaire. Cette incertitude nourrit une inquiétude grandissante concernant leur avenir.
Dans un témoignage publié par Nice-Matin, Marina, qui exerce son métier depuis 27 ans et est maman d’une fille de 12 ans, raconte comment sa transition vers Nice a voulu être une amélioration de leur cadre de vie. Cependant, son installation sur la Côte d’Azur s’est rapidement muée en un parcours semé d’embûches.
Un logement qui reste introuvable, et une échéance qui s’approche
À son arrivée, Marina a pu bénéficier d’un soutien temporaire de la police locale, lui fournissant un logement pour un mois. Par la suite, elle a dû louer un T2, souvent réservé à la location saisonnière, pour une durée limitée de six mois. Toutefois, malgré un emploi stable reconnu comme essentiel, les suffrages pour un logement permanent n’ont été qu’échecs. Sans adresse durable, elle se voit contrainte de recourir au CCAS pour l’inscription scolaire de sa fille.
Alors que la fin de son bail approche, la pression grandit. Ce cercle vicieux de refus intensifie son angoisse jusqu’à provoquer un effondrement émotionnel. "À l’annonce du dernier refus, je me suis effondrée en larmes", confie-t-elle, soulignant le paradoxe d’être responsable de la sécurité d’autrui tout en étant incapable de garantir celle de sa propre famille.
Le syndicat Alliance souligne que le cas de Marina n’est pas isolé. La crise du logement dans les Alpes-Maritimes affecte de nombreux fonctionnaires, exacerbée par l’arrêt des dispositifs de logements réservés et des aides à l’accession. Cette situation précaire ne menace pas seulement les agents, mais met également en péril le bon fonctionnement des services publics sur la Côte d’Azur.







