En tant que président régional du syndicat Unis, qui regroupe tous les acteurs du secteur immobilier, Ludovic Tourdiat attend avec impatience l'adoption du statut du bailleur privé dans le Projet de loi de finances 2026. Cette mesure pourrait marquer le coup d'envoi d'une relance significative de la construction de logements neufs.
Si le Projet de loi de finances 2026 obtient son feu vert au Parlement d'ici la mi-février, l'instauration du statut du bailleur privé devrait également entrer en vigueur, offrant ainsi une bouffée d'air frais aux professionnels de l'immobilier. Tourdiat, qui représente l'Occitanie au sein d'Unis, nourrit des espoirs de mise en œuvre rapide de cette initiative. Cela serait perçu comme une victoire majeure pour de nombreuses organisations, y compris la FNAIM et la Fédération française du bâtiment.
Les parlementaires Marc-Philippe Daubresse et Mickaël Cosson ont entendu les préoccupations du secteur et ont présenté un rapport en faveur de cette relance de l'investissement locatif privé. Valérie Létard, ancienne ministre du Logement, a également apporté son soutien à cette initiative. Dans ses mots, "La durée du dispositif du statut du bailleur privé sera de trois ans, mais nous espérons qu'il sera prolongé. Nous faisons face à une crise du logement en France, et l'objectif est de produire 50 000 nouveaux logements chaque année pour atteindre deux millions d'ici 2030." La France a atteint des niveaux de construction les plus bas depuis les années 1950.
Un secteur du logement économiquement vital
Pour illustrer les enjeux économiques du logement, Tourdiat souligne que "le logement coûte 44 milliards d'euros mais génère 97 milliards annuels". Cela contribue à la création d'emplois, à la production de TVA et dynamise l'économie locale. Le nouveau dispositif du statut de bailleur privé, qui remplace la loi Pinel, encouragera les bailleurs à investir dans la construction de logements collectifs, excluant les maisons individuelles.
"Un engagement du bailleur est requis pour louer son bien pendant neuf ans comme résidence principale, avec des plafonds de loyer pour garantir l'accessibilité", rappelle-t-il. De plus, la location ne peut pas se faire à un membre de la famille afin de prévenir les abus.
Le ministre du Logement, Vincent Jeanbrun, a également exprimé son désir d'accélérer les procédures de construction, notamment en simplifiant le permis d'aménager pour réduire les obstacles, qu'il qualifie de "freins à la construction". Le syndicat Unis se réjouit également du maintien de Ma Prime Rénov, cantonnée à 3,5 milliards d'euros pour 2026, malgré quelques ajustements notables.







