Le tribunal administratif de Paris a décidé ce jeudi 28 janvier 2026 de ne pas donner suite au recours d'une association de défense des enfants, qui plaidait pour une «carence grave de l'État dans la gestion du scandale sanitaire des laits infantiles contaminés». Selon la juridiction, aucune défaillance n’a été constatée.
Dans son ordonnance, le juge a cité les déclarations de la ministre de la santé faites le 23 janvier, affirmant que «tous les laits infantiles concernés par la contamination ont été retirés de la circulation» et que «la situation est maîtrisée». Ces éléments ont conduit à la conclusion que la requête ne démontrait aucune carence caractérisée de l'État.
La situation a toutefois suscité des préoccupations au sein de l'association, qui dénonçait notamment une mauvaise gestion par l'État des affaires de lait infantile contaminé par la toxine céréulide, soulignant les risques encourus par les nourrissons. Un représentant de l'association a déclaré : «Nous sommes déçus par cette décision, qui ne semble pas tenir compte de la gravité de la situation actuelle».
De plus, l'alerte sur les laits contaminés a entraîné des rappels massifs de produits dans plus de soixante pays, incluant la France. De grandes marques comme Nestlé, Danone et Lactalis ont dû retirer des produits de leurs chaînes de production. Selon les autorités, cette contamination pourrait provenir d'un fournisseur d'ingrédients chinois.
Cette affaire soulève également des débats parmi les experts en santé publique. Un spécialiste a commenté que «la vigilance doit être renforcée pour éviter de telles situations à l'avenir, et que l'État doit être tenu responsable de la protection des plus vulnérables». D'autre part, des procédures judiciaires supplémentaires pourraient être envisagées à la lumière des récentes révélations.







