Le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray dévoile sa volonté de nommer un défenseur des droits des enfants, tout en renforçant le contrôle des personnels.
Lors d'un entretien accordé au Monde, Édouard Geffray a confirmé son projet de désigner un défenseur des droits des enfants au sein du système éducatif, tout en proposant de renforcer les contrôles d’honorabilité des personnels tous les trois à cinq ans. Cette initiative survient à la lumière des révélations inquiétantes autour de certaines institutions éducatives comme l'établissement catholique Notre-Dame-de-Bétharram, où des abus sexuels ont été commis pendant des décennies.
Un guichet unique pour la protection des enfants
« Toute personne pourra le saisir d’une question ou d’un signalement concernant des maltraitances, qu'elles surviennent dans le cadre scolaire ou périscolaire », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité de créer un guichet unique pour faciliter les démarches. Ce soutien dédié permettra de mieux encadrer les signalements, en réponse à des préoccupations croissantes concernant la sécurité des enfants.
Des statistiques alarmantes
Les statistiques révèlent des préoccupations majeures ; Édouard Geffray a noté que 80 000 signalements sont actuellement rapportés chaque année dans les écoles, un chiffre qui a considérablement augmenté par rapport aux 50 000 enregistrés il y a une décennie. Pour contrer ces alarmes, le ministère de l'Éducation nationale s'apprête à publier un protocole d'action, qui présentera aux personnels un guide pour assurer un signalement uniforme et standardisé.
Interrogé sur l'éducation à la vie affective et relationnelle, Geffray a rapporté que 66 % des écoliers bénéficient aujourd'hui de ces séances éducatives. Cela montre un engagement face à un enjeu de société majeur. Parallèlement, une proposition de loi initiée par les députés Violette Spillebout et Paul Vannier vise à renforcer les protocoles de sécurité au sein des écoles, un pas vers une éducation où chaque enfant se sentira en sécurité et respecté. Cette initiative sera déposée à l’Assemblée nationale ce mercredi, prouvant la volonté politique de lutter activement contre ces enjeux graves.







