Yann Bompard, qui a occupé le poste de maire d'Orange depuis 2021, a été officiellement destitué après avoir été condamné à une peine d'inéligibilité de cinq ans pour des faits d'emploi fictif. Cette décision, prise mercredi par la préfecture de Vaucluse, fait l'effet d'une onde de choc dans la sphère politique locale.
L'arrêté du préfet Thierry Suquet survient dans un contexte tumultueux pour la famille Bompard : alors que Yann est désormais hors-jeu, son père, Jacques Bompard, ancien maire pendant plus de 25 ans, a récemment vu sa propre inéligibilité levée, le rendant éligible aux élections municipales des 15 et 22 mars prochain.
La condamnation de Yann Bompard, prononcée par le tribunal correctionnel de Marseille, l'a également condamné à 18 mois de prison avec sursis pour avoir occupé un emploi fictif en tant que collaborateur parlementaire.
Comme l'indique le communiqué des services préfectoraux, "en application de cette décision", Yann Bompard est déclaré démissionnaire d'office. Le préfecture souligne que son premier adjoint assurera le remplacement provisoire jusqu'à la convocation d'un conseil municipal dans un délai de 15 jours pour élire un nouveau maire.
Les Bompard et la ville d'Orange entretiennent une relation vieille de plusieurs décennies. Jacques Bompard, élu en 1995 sous l’étiquette du Front National, a quitté le parti en 2006 après avoir fondé la Ligue du Sud, qu'il dirige encore aujourd'hui. Son parcours a été émaillé de controverses, notamment une condamnation pour prise illégale d'intérêt.
Les répercussions de cette décision judiciaire sur la politique d'Orange sont encore incertaines. Nombreux se demandent si la dynastie Bompard, bien établie, saura surmonter cette nouvelle épreuve.







