Une propriétaire francilienne, Naura, a récemment vécu une expérience traumatisante en tant que loueuse sur Airbnb. Après avoir rénové avec soin son appartement, elle a loué son bien à un jeune homme bien noté sur la plateforme, pensant que tous les signaux étaient au vert. Pourtant, cette aventure a tourné au cauchemar lorsqu'elle a découvert que le locataire avait changé la serrure pour s'installer illégalement.
Après une réservation pour deux nuits, Naura ne s'attendait pas à ce qu'il revienne plusieurs jours plus tard. À son retour, elle constate que sa clé n'ouvre plus la porte. Elle raconte avec stupeur : "Ils ont fait un double des clés et sont revenus, ayant résilié mon contrat d’électricité sans difficulté", une situation qu'elle décrit comme stressante.
Un affrontement inattendu
Ne se laissant pas abattre, Naura revient sur les lieux et veut entrer dans son appartement. L'occupant ouvre la porte sans méfiance. "Mon instinct a été de coincer mon pied dans la porte", se remémore-t-elle. Avec l’aide de son frère, elle appelle la police. Bien que les agents n’aient pas pu le déloger, ils lui conseillent de porter plainte avec ses preuves de propriété.
La situation prend une tournure encore plus dramatique lorsque le squatter présente un faux contrat de location et réclame 4 000 euros en liquide pour quitter les lieux. Naura, déterminée, refuse de céder. "Il a finalement compris qu’il ne pourrait rien nous soutirer et est parti le jour même", explique-t-elle.
Cette propriétaire de 60 ans se remémore les mois de travail et d’investissement consacrés à la rénovation de l'appartement, estimés à près de 300 000 euros. "Je n’allais pas laisser quelqu'un de tel me voler ce que j'avais construit", dit-elle avec force.
Naura a appris par les forces de l'ordre que l’individu avec qui elle a eu affaire avait probablement un passé similaire. "J'espère que ma plainte débouchera sur quelque chose", dit-elle, bien que son angoisse persiste.
Des conséquences lourdes
Les répercussions financières de cette affaire sont lourdes. Naura évalue son préjudice à plus de 3 600 euros, incluant les frais de changement de serrure et le manque à gagner. Bien qu'Airbnb ait suspendu le compte du locataire et lui ait remboursé une partie des frais, elle reste insatisfaite de l'indemnisation. "Je ne comprends pas pourquoi je n’ai reçu qu’un remboursement partiel", déclare-t-elle.
Face à cette expérience douloureuse, Naura a pris la décision de retirer son bien de la location sur les plateformes comme Airbnb et Booking, planifiant de réévaluer sa situation à la fin de la trêve hivernale. "C'est difficile de devoir se reconstruire après tout cela", conclut-elle avec un mélange de frustration et de détermination.







