Les élections municipales de 2026 à Paris se déroulent dans une atmosphère marquée par des tensions croissantes entre Rachida Dati, candidate Les Républicains (LR) à la mairie, et son homologue d'Horizons, Pierre-Yves Bournazel. Leurs relations, déjà précaires, se détériorent de jour en jour, mettant en péril toute possibilité d'une alliance entre les deux tours.
En effet, Rachida Dati n'hésite pas à lancer des attaques virulentes contre Bournazel, celui qui devrait pourtant être un allié stratégique. Elle l'a récemment qualifié de "l'incarnation de la droite la plus bête du monde", affirmant que sa campagne pourrait permettre à la gauche de s'imposer à Paris. Elle bulle d'agressivité, répétant la question posée par un interlocuteur : "Tu veux perdre ou tu veux gagner à la fin ?" Un message qui, loin de renforcer ses positions, fragilise la gauche, laissant entrevoir un possible retournement des électeurs.
Malgré un passé commun au sein des LR et des années au Conseil de Paris, les deux candidats entretiennent une rivalité personnelle marquée. Bournazel a fait part de ses appréhensions concernant le comportement de Dati, qui utiliserait des termes peu flatteurs en Conseil pour la qualifier, renforçant ainsi une hostilité qui s'est installée depuis longtemps. Leur incapacité à dialoguer soulève de sérieuses inquiétudes au sein de leurs familles politiques.
Des tentatives de médiation ont été mises en place, mais jusqu’à présent, elles se sont révélées infructueuses. Selon un émissaire, Dati aurait même refusé une rencontre avec Bournazel, ce que d'autres sources n'hésitent pas à contredire. La méfiance règne, et la dynamique actuelle ne pourrait qu'alimenter davantage la division.
Les résultats des sondages contribuent à cette inquiétude, avec le candidat socialiste Emmanuel Grégoire qui semble gagner du terrain. Le dernier sondage Ifop pour Le Parisien, LCI et Sud Radio, publié récemment, indique que Grégoire pourrait s'imposer en tête lors du premier tour, laissant Dati et Bournazel lutter pour une position moins enviable.
Bournazel, pour sa part, est conscient de la précarité de sa situation, étant crédité de 14% des intentions de vote. Si la dynamique ne change pas, il risque de devoir faire un choix difficile quant à son avenir politique. Son potentiel alliance avec Grégoire, malgré les divergences idéologiques, pourrait être une option si les tensions avec Dati persistent.
Ce contexte soulève des questions sur l'identité même d'Horizons et sur les répercussions d'une éventuelle alliance avec la gauche. Des experts craignent que cela n'induise des perturbations profondes au sein du camp de droite. Une telle alliance serait, selon certains, un choc pour les sympathisants de droite, d'autant plus à l’approche de l’élection présidentielle. Il devient essentiel pour les dirigeants politiques d'opter pour une stratégie qui préserve leur base électorale tout en permettant une certaine dynamique qui pourrait les mener à la victoire.







