Samedi dernier, le Centre de rétention administrative (CRA) de Bordeaux a été le théâtre d'un incident choquant. Trois retenus auraient violemment agressé un quatrième homme dans sa chambre, le laissant avec des blessures graves. Selon des témoignages rapportés par Sud Ouest, la victime a été littéralement lynchée, avec des coups de poing et de genou infligés à des zones sensibles de son corps.
La victime a reçu une semaine d'incapacité de travail (ITT), souffrant d'un hématome au nez et de douleurs dans les côtes. Aucun représentant de la partie civile n'était présent lors des comparutions qui ont eu lieu au tribunal correctionnel de Bordeaux le mercredi suivant. A noter que dans le box des accusés se trouvaient deux Algériens et un Marocain, tous déjà connus pour avoir provoqué des troubles au sein du centre.
L'origine de cette agression semble être dérisoire : une dispute pour un peu de sucre, apparemment terminé lors du petit-déjeuner. Des conditions de vie difficiles et une incertitude permanente renforcent les tensions entre les retenus, comme l’indique un rapport de La Cimade, qui dénonce la situation explosive au CRA de Bordeaux.
Malheureusement, les preuves de l'agression étaient jugées insuffisantes par la cour, entraînant la relaxe de deux des prévenus. Le troisième a été condamné à une amende de 200 euros pour violences volontaires. Cet incident met en lumière non seulement la situation des retenus, mais également les défis liés à leur sécurité dans ces établissements de rétention.







