La France exprime un besoin de fermeté. Suite à la publication d'un premier rapport d'inspection sur les dysfonctionnements liés à l'affaire Lyhanna, des sanctions préliminaires ont été appliquées, empêchant la parquetière de mener des enquêtes et édifiant un nouvel avenir professionnel pour les deux gendarmes mutés, désormais affectés à des postes sans gestion de la police judiciaire.
Le sondage Elabe, réalisé entre le 23 et 24 juin, révèle que 61% des Français estiment que ces sanctions sont insuffisantes et réclament une sévérité accrue suite à l'approfondissement de l'enquête. Si ces demandes ne sont pas satisfaites, ils souhaitent voir d'autres responsables de cette affaire subir des mesures disciplinaires.
La pression pour une réaction plus stricte pourrait être amplifiée. En effet, un nouveau rapport d'inspection, à l'issue d'expertises administratives, pourrait entraîner des sanctions supplémentaires dans un futur proche.
Sur la question des premières sanctions, 37% des interviewés jugent qu'elles s'inscrivent dans une logique de justice, en réponse aux défaillances mise en lumière par l'enquête interne. En revanche, 52% des répondants estiment que cette affaire résulte principalement d'une mauvaise coordination entre les différents services judiciaires et de l'application de la loi.
Parallèlement, seulement 18% des Français considèrent que le manque de moyens disponibles pour les services judiciaires et policiers est la cause première de cette tragédie. Une situation que la France ne peut plus ignorer.
Ce sondage a été réalisé sur un échantillon de 1 000 résidents de France métropolitaine de 18 ans et plus, représentatif selon les variables de sexe, âge, profession, région et catégorie d’agglomération.







