Un tribunal de Digne-les-Bains a récemment mis à jour un réseau de trafic de cocaïne et de cannabis, impliquant six hommes et une femme. Ce drame judiciaire a émergé suite au témoignage d'une victime d'une séquestration, qui, en mai 2024, a subtilisé le téléphone de l'un de ses ravisseurs pour alerter les autorités. L'analyse de cet appareil a permis de fracasser une opération de vente de stupéfiants s'étendant entre Gap, Marseille, Manosque et au-delà, durant la période 2023 à décembre 2024.
Le 11 juin 2026, devant le tribunal correctionnel de Digne-les-Bains, se sont présentés sept individus. Parmi eux, une femme et six hommes, dont un seul était encore en détention, CZ, septuagénaire manoscain arborant des cheveux longs et des lunettes rondes. Ce personnage, avec un lourd passé judiciaire totalisant 21 années derrière les barreaux, a pris la responsabilité du trafic, tentant d'alléger la situation de ses co-accusés.
CZ, qui revendique son statut de dirigeant dans ce milieu rapidement impitoyable, a cherché à défendre ses camarades en s'en prenant aux juges. "Ne les intimidez pas, ils n'ont rien à voir avec tout ça", a-t-il affirmé, mettant en avant sa loyauté envers ses complices. Au tribunal, il a admis : "Certes, je vendais de la cocaïne achetée à Paris, mais je faisais cela seulement pour vivre, je gagnais entre 2000 et 2500 euros par mois", soutenant qu'il agissait seul.
Ces développements soulèvent des questions sur l'ampleur du trafic et les enjeux de la lutte contre les stupéfiants. Des experts en criminologie mettent en lumière la nécessité d'un effort concerté entre les autorités locales et les services de police pour mieux appréhender de tels réseaux, afin de prévenir de nouvelles dérives. Cet incident rappelle les défis persistants auxquels se heurtent les villes françaises face à la montée en puissance de la criminalité organisée.







