Nina, 39 ans, a retrouvé la liberté ce lundi 22 juin, après que le tribunal de Bayonne n’ait pu la juger en raison de l'absence d'agents pour l'escorter depuis la prison de Pau. Prévue pour une comparution immédiate suite à des violences à Anglet, elle a dû être relâchée avant même son procès.
Un manque de personnel constaté
Originaire de la région parisienne et résidant à Biarritz, Nina a été arrêtée le 18 juin dans un centre commercial où elle a agressé un vigile après avoir été surprise en train de voler, comme l’indique ICI Pays Basque. Enfermmée à Pau, la prévenue n'a pu être conduite devant les juges car aucun agent n’était disponible pour son transfert. En refusant d'opter pour une vidéoconférence, Nina a conduit les magistrats à se résoudre à sa libération. La procureure a exprimé son désespoir face à cette situation, qualifiant cela de "triste constat".
Un cas déjà vu : récidive de libérations
Fait surprenant, ce n'est pas la première fois que Nina se retrouve dans cette situation. Le 8 juin, elle avait déjà bénéficié d'une remise en liberté pour des motifs semblables. Attendue en jugement pour trafic de cocaïne, le transfert de cette même femme avait également échoué pour les mêmes raisons d'absence de personnel. Le manque de moyens pour escorter les détenus s'affiche comme un problème récurrent, soulevant des interrogations sur le fonctionnement des services judiciaires.
Nina est cependant convoquée à nouveau devant le tribunal de Bayonne le 9 juillet, alors qu'elle devra faire face à ces deux affaires. D'ici là, elle profite d'une liberté, un état qui soulève questions et inquiétudes.







