Depuis le mardi 23 juin à Paris, six membres d’un groupuscule d’extrême droite, dont deux militaires et un policier à la retraite, sont jugés pour association de malfaiteurs terroriste. Impliqués dans un important trafic d’armes, ces individus partagent des idéologies racistes et xénophobes, et certains d’entre eux expriment même des idées néo-nazies.
Lors d'une perquisition au domicile du policier retraité, reconverti en trafiquant d’armes, les enquêteurs ont fait une découverte alarmante : une soixantaine d’armes à feu, incluant des pistolets, des Kalachnikovs et divers obus, selon France Info. Le principal suspect a été interpellé sur le fait, une arme en main.
Son intérêt marqué pour le nazisme se manifeste par une collection troublante : bustes d’Hitler, portraits de Pétain, plusieurs éditions de Mein Kampf et des cartes dédiées par des anciens SS. À ce sujet, il justifie sa collection par un "goût prononcé pour l'histoire". Selon lui, ses propos racistes et antisémites ne seraient que des "traits d'humour".
Une menace grandissante
À travers leur discussion sur une plateforme sécurisée Telegram, intitulée "Division aryenne française", le policier et les autres militants échangent des idées sur une supposée guerre raciale, véhiculant leur haine à travers des discours antisémites, racistes et homophobes. Ils envisagent même des actions violentes, ciblant notamment des communautés juives, musulmanes ainsi que des partis de gauche et des antifascistes.
Dans la foulée, un des prévenus a été arrêté alors qu'il agressait son propre frère à l'aide d’un couteau, comme l’indique France Inter. Le réseau est dirigé par un militaire déterminé à "abattre un par un les bien-pensants de ce pays". Les faits remontent aux années 2022 et 2023, révélant une menace plus grande qu'on ne l'imaginait.
Tous les prévenus sont jugés pour trafic d'armes et projets d’actions violentes, et le procès pourrait durer environ quinze jours. Un septième homme, alors mineur, sera jugé devant un tribunal pour enfants.







