La cour d’appel de Paris a décidé de ne pas rouvrir l’enquête concernant les accusations de viol formulées par l’actrice Sand Van Roy à l’encontre du réalisateur Luc Besson. L’information a été confirmée par une source judiciaire à l’AFP. Ce rejet survient malgré des éléments nouveaux, notamment des analyses ADN, qui avaient été évoqués par la plaignante. L’affaire, ouverte en 2018 et déjà marquée par un non-lieu, soulève une fois de plus des discussions autour du mouvement #MeToo.
Ce qu’il faut retenir
• La cour a rejeté la requête de réouverture de l’enquête pour viol contre Luc Besson. • Sand Van Roy indiquait que des analyses ADN pourraient constituer une preuve nouvelle. • L’avocat de la plaignante a annoncé un recours immédiat en cassation.
Dans une interview accordée à l’AFP, Me Antoine Gitton, l’avocat de Sand Van Roy, a exprimé sa volonté de contester cette décision, qu’il qualifie de “non-justice“. Il a insisté sur le fait que cette affaire, qui dure depuis 2018, a été marquée par une volonté de minimiser les accusations qui pèsent contre Besson.
“Entre 2018 et 2023, plusieurs magistrats, tous des femmes, ont examiné les preuves et ont conclu à l’innocence de M. Besson,” a rétorqué Me Thierry Marembert, l’avocat du réalisateur. Pour lui, l’absence d’éléments nouveaux justifie pleinement le refus de la cour d’appel.
Les témoignages divergent
Sand Van Roy, âgée de 38 ans, a initialement déposé sa plainte le 18 mai 2018, après une rencontre avec Besson dans un palace à Paris. Elle décrit un acte de pénétration non consenti, tandis que Besson insiste sur le consensuel.
Pour tenter de relancer l’enquête, Sand Van Roy a fait état d’analyses ADN réalisées aux Pays-Bas, portant sur un sous-vêtement qu’elle portait ce jour-là, qui présenterait une empreinte de Besson. Cependant, lors de l’audience, les arguments de l’avocate générale n’ont pas suffi à faire pencher la balance.
Me Gitton a dénoncé l’attitude du parquet, évoquant une bloque de la recherche de la vérité. En mai 2018, après avoir porté plainte, l'actrice avait d'autres accusations en septembre 2018, se basant sur des agressions remontant à 2016.
Luc Besson, renommé pour ses blockbusters comme “Léon” et “Lucy”, a vu sa carrière marquée par ces scandales, un tournant que certains experts jugent imminent dans la dynamique du cinéma français.
Alors que l'affaire plane à nouveau sur la scène médiatique, des spécialistes évoquent la nécessité de revoir en profondeur la manière dont certaines affaires de violence sexuelle sont traitées par la justice. Le débat reste donc plus que jamais ouvert, et il semble que cette affaire ne soit pas prête de se clore.







