Ce lundi, Gérald Darmanin a annoncé l'ouverture d'une enquête administrative contre un substitut du parquet d'Auch, à la suite d'un pré-rapport d'inspection soulignant des défaillances dans la gestion des plaintes liées à Jérôme Barella, principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, âgée de 11 ans. "J'engage cette procédure disciplinaire qui devrait aboutir avant la fin de l'été", a déclaré le ministre sur TF1.
En attendant les résultats, le magistrat concerné a vu son habilitation retirée pour traiter des affaires impliquant des mineurs. Selon les déclarations du ministre, les hauts responsables judiciaires se penchent sur des manquements significatifs, qualifiés de "défaillances personnelles". Ce constat intervient 24 jours après le meurtre, dans un contexte de plus en plus scruté par le public.
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a été brièvement mis au courant des résultats d'une inspection menée par les chefs des inspections générales de la justice et de la gendarmerie. Cette inspection a mis en évidence une série de fautes dans le traitement judiciaire du dossier, qui aurait dû recevoir plus d'attention au vu de la gravité de la situation.
Des défaillances notoires
Le rapport d'inspection a révélé un "cumul de pertes de temps" et une insuffisance dans le suivi des procédures suite à une plainte déposée en août 2025 par la mère d'une autre victime, Rosa, qui avait accusé Barella d'agressions sexuelles. Cette plainte n'a jamais été correctement instruite, entraînant une série de négligences qui ont mené à des erreurs judiciaires.
Les inspecteurs affirment que cette affaire aurait dû être traitée comme prioritaire, d'autant plus que des évidences médicales avaient été recueillies. "La chaîne de protection a failli", a résumé le Premier ministre, insistant sur la nécessité d'alléger la charge de travail des autorités judiciaires pour éviter de telles tragédies à l'avenir.
Des mesures supplémentaires annoncées
Il a également été décidé de muter deux agents de la gendarmerie pour des raisons de confidentialité et dans l'intérêt du service. Cette évolution survient alors que le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a ordonné des enquêtes supplémentaires sur la responsabilité de chaque acteur de l'affaire. Gérald Darmanin a également demandé un réexamen des 70.000 plaintes concernant des mineurs, mettant en lumière une volonté de réforme au sein de la justice française.
La situation face à la protection des enfants est devenue une préoccupation majeure. Gérald Darmanin et d'autres responsables politiques insistent sur la nécessité de réformer en profondeur le système judiciaire pour éviter que de telles défaillances ne se reproduisent à l'avenir. Cette affaire pourrait potentiellement aboutir à des modifications significatives des politiques de traitement des plaintes visant des enfants.







