En raison de la canicule sévère qui frappe actuellement la France, le Premier ministre Sébastien Lecornu a dévoilé, ce mardi 23 juin, l'activation du niveau 2 du plan Orsan (Organisation de la réponse du système de santé en situations sanitaires exceptionnelles). Ce dispositif vise à anticiper et gérer la pression sur le système de santé, dans le but d'éviter un engorgement des hôpitaux.
Cette initiative a été présentée comme une mesure essentielle pour optimiser la régulation médicale, assurer la mobilisation des personnels hospitaliers et garantir une coordination efficace entre les médecins de ville, les hôpitaux et les établissements pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). Lecornu souligne que l'objectif est de réagir rapidement aux besoins croissants engendrés par la vague de chaleur, qui sollicitent particulièrement les services d'urgence et le Samu.
"Cette décision permettra de renforcer les capacités de régulation médicale, de mobiliser les personnels nécessaires au fonctionnement de l'hôpital, et d'adapter les activités en fonction de la situation", a-t-il affirmé sur le réseau social X.
Concrètement, le plan Orsan 2 est conçu pour permettre aux agences régionales de santé (ARS) de mieux organiser la réponse face à une canicule majeure. Le niveau 2, actuellement en vigueur, représente une phase de préparation accrue, impliquant un suivi renforcé des capacités hospitalières, une meilleure mobilisation des professionnels libéraux et une gestion plus rigoureuse des plannings de garde.
Bien que certaines interventions non urgentes puissent être déprogrammées si nécessaire, le ministère de la Santé insiste sur le caractère préventif de ces mesures à ce stade. Les autorités sanitaires indiquent également se préparer à une potentielle augmentation des complications chez les patients, prévue pour la fin de la semaine, suite aux effets de la chaleur.
"Nous sommes dans une phase d'anticipation visant à éviter l'engorgement des hôpitaux. Nous mobilisons la médecine de ville tout en instaurant une surveillance quotidienne de la capacité des établissements", ajoutent-elles, tout en rassurant que pour l'instant, il n'est pas question de réquisitionner des personnels.
Avec la montée des températures, cette approche proactive est jugée indispensable pour assurer la continuité des soins tout en prévenant une crise sanitaire plus large, d'autant plus que les périodes de canicule peuvent s'accompagner d'une hausse des hospitalisations pour diverses pathologies, selon les experts de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM).







