S'il n'y a pas eu de véritables révélations, les rapports d'inspection de la gendarmerie et de la justice concernant l'affaire Lyhanna mettent en lumière plusieurs dysfonctionnements et erreurs individuelles dans le traitement d'une plainte pour viols sur mineur déposée en août 2025. Ces informations ont été confirmées par l'AFP à partir de sources fiables. Les ministères de l'Intérieur et de la Justice, notamment Laurent Nuñez et Gérald Darmanin, avaient déjà signalé ces problématiques dès le début de l'affaire.
« Comprendre l’incompréhensible »
Les rapports prévus pour être rendus publics lundi vont permettre d'analyser le déroulement des événements liés à la plainte. Ils permettent « de comprendre l’incompréhensible », selon une source. La Tribune Dimanche ainsi que Le Parisien ont aussi relevé ces défaillances graves, qui ne semblent pas être liées à un manque de moyens matériels.
La plainte émise par la mère de Rosa, identifiant Jérôme Barella comme l'auteur des faits, a d'abord été traitée par des gendarmes de Haute-Garonne avant d'être transmise au parquet d'Auch. Cette plainte a circulé entre Auch et Toulouse sans avancées significatives, illustrant la complexité du parcours judiciaire. Une nouvelle audition de la mère de Rosa a eu lieu, mais à partir de là, aucune action n’a été entreprise, laissant Jérôme Barella libre jusqu'à son implication dans l'enlèvement et la séquestration tragiques de Lyhanna.
Le corps de la jeune fille a été retrouvé dans un silo agricole désaffecté, et les résultats initiaux de l'autopsie ont confirmé qu'elle avait subi des violences sexuelles. Des traces d'ADN de Jérôme Barella ont été identifiées sur son corps, renforçant ainsi la nécessité d'une réévaluation des procédures et des pratiques judiciaires, pour éviter que des affaires similaires ne se reproduisent.







