Les amateurs de viande rouge pourraient être plus exposés aux problèmes de santé, notamment à la diverticulite, une inflammation de l'intestin, d'après une étude menée à Boston.
Cette étude, publiée dans la revue Gut, souligne que la consommation excessive de viande rouge semble se correlier avec une augmentation des risques de diverticulite, même si un lien causal direct n'a pas été établi. Les chercheurs mettent en garde contre le potentiel déséquilibre de la flore intestinale causé par cette alimentation, qui pourrait contribuer à l'inflammation.
Des chiffres à retenir
Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs ont analysé les régimes de 46 000 hommes américains sur une période de 26 ans. Ainsi, 764 participants ont développé une diverticulite, et ceux qui consommaient le plus de viande rouge avaient 58 % plus de risques d'en être atteint par rapport à ceux ayant une consommation plus modérée.
Bien que la nature exacte de la relation entre viande rouge et inflammations intestinales demeure partiellement floue, il est suggéré que cette alimentation pourrait déséquilibrer les bactéries intestinales, nuisant ainsi à la santé immunitaire.
Autres facteurs de risque
L'étude a aussi mis en lumière d'autres comportements à risque chez les individus touchés par la diverticulite : une consommation faible de fibres, une prévalence du tabagisme et un mode de vie d'une sédentarité accrue. Les chercheurs conseillent donc des alternatives, telles que substituer la viande rouge non transformée par du poisson ou de la volaille, pour réduire le risque de diverticulite.
Des recherches supplémentaires sont envisagées pour mieux comprendre les mécanismes en jeu.
La viande rouge, un vif débat
Cet article ne fait que poursuivre le débat autour de la consommation de viande rouge, une question que plusieurs études antérieures ont également abordée. La société américaine de néphrologie avait précédemment recommandé de diminuer la consommation de viande rouge en raison de ses possibles effets négatifs sur la santé rénale. D'autres études avaient même suggéré une corrélation entre un excès de viande rouge et des pubertés précoces. En 2015, le Centre international de recherche sur le cancer avait montré du doigt son association avec un risque accru de cancer colorectal, bien que l'OMS ait par la suite nuancé cette information.







