Une enquête menée par Le Parisien a révélé que 126 clientes avaient déposé plainte contre les centres d’épilation laser Epil House, tandis que des dizaines d'autres dénoncent des pratiques trompeuses, des séances incomplètes et, pour certaines, des brûlures aux conséquences durables.
Le collectif d’aide aux victimes d’influenceurs (AVI) a intenté, le 28 mai 2026, une action collective auprès du procureur de la République de Paris. Au total, 268 clientes sont concernées, dont 126 ont officiellement porté plainte. Les accusations vont de l'escroquerie aux blessures involontaires, comme le rapporte Le Parisien.
Ces centres avaient gagné en notoriété grâce à des campagnes de promotion sur Instagram, relayées par des célébrités de la télé-réalité, qui promettaient des séances rapides et indolores. Pourtant, les témoignages des clientes révèlent une réalité contrastée.
Brûlures aux aisselles
Hanane, 41 ans, a fait part de son expérience douloureuse. Après plusieurs séances dans un centre d'Argenteuil en 2024, elle a développé de sérieuses brûlures aux aisselles et a perdu tout contact avec l’établissement malgré ses tentatives pour continuer son traitement et récupérer ses fonds.
Une autre cliente raconte avoir vu l’apparition de taches sombres après seulement deux séances : "Mes aisselles sont devenues noires, je ne pouvais plus mettre de déodorant, ni de débardeur l’été", déclare-t-elle avec amertume.
Cette affaire relance le débat sur la régulation de l’épilation laser. La direction générale de la santé a rappelé que la sécurité des pratiques de médecine esthétique est un enjeu crucial. Des travaux sont actuellement en cours pour renforcer le contrôle de ce secteur. Depuis juillet 2024, les esthéticiennes doivent désormais posséder une certification pour effectuer certains actes au laser.







