La Bourse de Paris a terminé sur une note positive mercredi, enregistrant une hausse favorisée par une baisse marquée des prix du pétrole, atteignant des niveaux inédits depuis le début du conflit au Moyen-Orient. Ce rebond intervient alors que les investisseurs se préparent à recevoir les résultats du groupe américain Micron, un acteur clé dans le secteur des technologies et de l'intelligence artificielle.
L'indice CAC 40 a progressé de 0,54 %, clôturant à 8.385,49 points, soit un gain de 44,78 points. Cela contraste avec la performance de la veille où l'indice avait enregistré une baisse pour la troisième session consécutive, perdant alors 0,71 %.
La chute des prix du pétrole est notable, avec le baril de Brent se désormais sous les 75 dollars, une première depuis le déclenchement du conflit en février. À 18H00, il affichait un prix de 74,02 dollars, marquant une baisse de 3,97 %. Son équivalent américain, le baril de WTI, s'échangeait à 70,43 dollars, après avoir plongé sous les 70 dollars pour la première fois en près de six mois.
Cette réduction des prix du brut a entraîné une diminution des taux d'intérêt sur les obligations d'État. Ainsi, le rendement des obligations françaises à 10 ans a baissé à 3,62 %, contre 3,68 % précédemment. Cette tendance s'est également observée en Allemagne, où le rendement des obligations a chuté à 2,86 %.
Un autre point crucial pour les marchés est représenté par les résultats anticipés de Micron, dont la publication est attendue mercredi soir, après la clôture de Wall Street. Selon Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote, "la réaction du marché à ces résultats pourrait orienter la trajectoire future pour la tech : continuation de la hausse ou fin de la fête?".
Depuis le début de l'année, les investissements massifs réalisés par les géants du secteur technologique ont constitué un moteur dynamique pour les marchés, propulsant des segments comme celui des semi-conducteurs, essentiels pour les infrastructures de données. Cependant, des inquiétudes croissantes entourent les valorisations élevées du secteur et la viabilité des rendements de ces investissements, souvent financés par des dettes significatives.
D'autre part, l'industrie de la défense a également été secouée par l'annonce par l'Allemagne de l'abandon de son programme de frégates F126, en raison de retards considérables et de dépassements de coûts. Cette décision a provoqué une chute de l'action de Rheinmetall à Francfort, ce qui a eu des répercussions sur le secteur de la défense à l'échelle européenne. À Paris, les actions de Thales ont baissé de 1,18 %, à 225,30 euros, tandis que Dassault Aviation a perdu 0,54 %, atteignant 295,00 euros.







