Un engagement de soixante jours entre Washington et Téhéran attise l'enthousiasme des marchés, avec le CAC 40 frôlant son record historique, tandis que le Dow Jones continue d'exploser des sommets. Pourtant, cette trêve reste précaire, et les investisseurs redoutent une instabilité croissante en raison de la flambée des prix du pétrole et des positions du nouveau président de la Fed, Kevin Warsh.
Le récent accord, célébré tant par les investisseurs que par les analystes financiers, vise à établir un climat de paix durable. À Paris, le CAC 40 se rapproche des 250 points de son précédent record de 8 642,23 points, datant de février juste avant le début des hostilités. De l'autre côté de l'Atlantique, le Dow Jones continue de s'approcher des sommets, tandis que les indices S&P 500 et Nasdaq subissent une légère pression, en raison des valorisations élevées des grandes entreprises du secteur technologique et de l'essor des semi-conducteurs.
À l'approche de la saison des résultats semestriels, la pression sur les entreprises pour ne pas décevoir se fait plus forte. Les observateurs s'interrogent sur la pérennité de la trêve négociée. La moindre erreur pourrait mettre à mal ce fragile équilibre, entraînant une nouvelle hausse des prix du pétrole, qui commencent déjà à osciller autour de 80 dollars le baril, accompagnée de tensions sur les rendements des emprunts d’État, anticipant une inflation durablement élevée.
Lors de sa première réunion le 17 juin, Kevin Warsh, nommé par Donald Trump, a exprimé sa volonté de contenir l'inflation sous les 2 %. Cela pourrait nécessiter une augmentation des taux directeurs d’ici la fin de l'année – un scénario qui pourrait s'avérer défavorable pour les actions et l'or, selon les experts. Nombreux sont ceux qui craignent que la fragilité de la trêve actuelle ne se transforme en un nouveau choc économique.







