Stéphane Hagues, malgré son expertise en administration réseau et des recommandations professionnelles, n'a jamais réussi à trouver un poste dans son domaine. "À l'époque — et ces stéréotypes perdurent —, le handicap effrayait les employeurs", déclare-t-il. Face à cette discrimination, il a pris la décision de se reconvertir en formateur. Aujourd'hui, il parcourt la France pour dispenser des cours à des particuliers et à des groupes, notamment à Marseille, où il interviendra en juin prochain.
Un parcours marqué par la discrimination
Sa spécialité réside dans l'enseignement de l'autonomie sur des logiciels courants comme Word, Excel, et les outils en ligne. "Pour une personne voyante, comprendre Internet est instantané, alors que pour un individu déficient visuel, c'est un tout autre défi", précise Hagues. L'équipement essentiel comprend une synthèse vocale et, pour certains, un terminal braille. Cependant, ces dispositifs coûtent cher, et leur remboursement par les mutuelles reste insuffisant : "Une plage braille peut dépasser les 10 000 euros", alerte-t-il.
Matériel coûteux et formation sur mesure
Stéphane s’inquiète également de l’état actuel du web, encore peu inclusif. Il critique la loi de 2005, qui promettait l'accessibilité des services publics dans un délai de 21 ans, soulignant que peu d'avancées ont été réalisées. Des frustrations subsistent : l'accès à des services comme la messagerie des impôts ou les cartes d'identité et Vitale dématérialisées reste problématique. "Entendre nos responsables parler d'inclusion me fait sourire, mais pas de la bonne manière…", confie-t-il.
Pour obtenir des formations personnalisées, n'hésitez pas à le contacter via sa structure FicoDev. Son initiative représente une ressource précieuse pour favoriser l'autonomie des non-voyants à l'ère numérique et stimuler une prise de conscience essentielle au sein des entreprises et des institutions.







