Les streamers Owen Cenazandotti, connu sous le nom de Naruto, et Safine Hamadi sont actuellement en garde à vue à Nice, suite à une enquête pour violences et abus de faiblesse, rapportent les autorités judiciaires. Ils sont soupçonnés d'avoir humilié et agressé Raphaël Graven, alias Jean Pormanove, lors de sessions en direct sur la plateforme de streaming Kick.
La mise en garde à vue de ces deux individus, qui ont partagé des liens étroits avec Graven, a été confirmée par le parquet. Ils sont notamment accusés de violences en réunion, de provocation à la haine et de diffusion d'images de violences. Le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli, souligne l'importance de cette affaire dans le contexte actuel des violences en ligne.
Les investigations ont débuté en décembre 2024, après la diffusion de vidéos troublantes montrant Jean Pormanove, 46 ans, insulté, frappé, voire même attaqué avec des projectiles de paintball, le tout en direct devant une audience de près de 200 000 followers. Un autre streamer avait également été impliqué dans ces actions.
L’importance de cette affaire dépasse le simple cadre d’une enquête criminelle. Elle soulève des questions sociétales sur les limites de la diffusion de contenus en direct et sur les risques liés à la quête de visibilité sur les plateformes de streaming. Comme l’a mentionné un expert en médias, "Il est vital d'encadrer ces pratiques pour protéger les individus, surtout ceux qui pourraient être vulnérables comme Jean Pormanove".
Jean Pormanove est décédé le 18 août 2025, lors d'une autre diffuse en direct après avoir été exposé à ces violences pendant plus de 12 jours. Malgré l’enquête initiale, une autopsie a conclu que sa mort n'était pas directement liée à l'intervention d'un tiers, ce qui a soulevé un grand nombre de questions parmi les abonnés de la plateforme et les observateurs.
Des avis divergents émergent autour de cette tragédie. Certains proches de Jean Pormanove soutiennent qu'il était un pionnier du contenu de type "buzz" et que les limites entre divertissement et responsabilités personnelles doivent être clairement établies. En revanche, d'autres estiment que sa mort pourrait être un appel à la réforme dans le monde du streaming.
Alors que l’enquête se poursuit, cette affaire fait partie d’un débat plus large sur l’éthique des contenus en ligne et sur le bien-être des créateurs de contenu dans un environnement souvent hautement concurrentiel et parfois dangereux.







