À Chennevières-sur-Marne, un projet de construction de plus de 600 logements près du parc des Bordes suscite une vive hostilité. Les riverains, soutenus par plusieurs associations environnementales, craignent pour la biodiversité locale. Bien que le maire se dit attentif à ces préoccupations, il défend également le besoin urgent de logements dans la région.
Des espèces telles que la fauvette des jardins, la pipistrelle commune, et le triton ponctué pourraient disparaître. Selon un rapport du Parisien, les opposants à la construction font appel à leur connaissance de ces espèces afin de sensibiliser la population sur les dangers que représente ce projet.
Le chantier prévu sur une surface de 3,2 hectares inclut la construction de six bâtiments de six étages. Ce site, actuellement occupé par un ancien centre de loisirs, est voisin d'un espace naturel sensible, une situation que les associations jugent incompatible avec les règlements d'urbanisme en vigueur. Elles ont déposé deux recours au tribunal administratif de Melun pour suspendre le permis de construire.
Mobilisation des associations et des riverains
Des organisations telles que France Nature Environnement 94, Dejaenat 94, et la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) s'impliquent activement dans cette lutte. Christine Bois, présidente du comité écologique CEDRE, rappelle que sans une opposition forte, des espèces protégées pourraient disparaître. "Ce terrain est un poumon vert entre des zones urbanisées", explique-t-elle, en faisant référence à la continuité écologique de la Plaine des Bordes, classée zone naturelle d'intérêt écologique.
Agnès Senouci, membre d'un collectif de riverains, exprime sa crainte de voir la densité de construction augmenter davantage. "Nous serons étouffés, tout est en construction", déclare-t-elle, faisant référence à d'autres projets dans le secteur. Elle s'inquiète de l'impact que cela aura sur la qualité de vie, notamment en matière de transport.
Réponse du maire et équilibre délicat
Jean-Pierre Barnaud, maire de Chennevières, minimise l'ampleur de la fronde en affirmant : "Il n’y a qu'un recours significatif, celui des associations." Selon lui, le projet s'intègre dans un cadre plus vaste visant à développer à la fois des infrastructures sportives et des logements. Il soutient également que le projet respecte les règlements d'urbanisme et n'affecte pas l'espace naturel sensible.
"On essaie d'artificialiser le moins possible, mais nous devons faire face à un besoin de logements pressant", conclut-il, tout en anticipant les critiques sur cette question délicate. Dans un contexte écologiquement sensible, les débats autour de ce projet continuent d'alimenter la colère et les inquiétudes des défenseurs de la nature à Chennevières.







