Dans un contexte où l'inclusion des personnes en situation de handicap devrait être une priorité, le bilan des efforts engagés pour rendre les commerces accessibles est décevant. Selon les informations obtenues par France Inter, moins de 433 établissements, sur les 100 000 concernés d'ici 2028, ont sollicité le fonds territorial d'accessibilité, ouvert en novembre 2023 et déjà fermé depuis le 7 janvier 2026.
Doté de 300 millions d'euros, ce fonds visait à aider les commerçants à financer des aménagements indispensables, comme l'installation de rampes ou de portes adaptées pour les fauteuils roulants. Le faible taux d'adhésion, représentant moins de 0,5% des établissements concernés, soulève des interrogations quant à la volonté des commerces de se conformer aux normes en matière d'accessibilité.
Le collectif Handicaps n’a pas tardé à réagir, appelant à une « accélération sur les sanctions » envers les établissements qui ne respectent pas la législation. Des experts en accessibilité, tels que Pierre Dupont, consultant en loi sur le handicap, soulignent l'importance de réformer cette approche. « Il est crucial que des mesures incitatives soient mises en place, mais cela doit s'accompagner de vraies sanctions pour éradiquer cette inertie », explique-t-il.
La situation est d'autant plus préoccupante que les critiques des manifestations récentes à Paris, où des citoyens ont dénoncé les « promesses non tenues » de la loi sur le handicap, témoignent d'un mécontentement grandissant. Cette problématique d'inaccessibilité des commerces est donc loin d'être résolue, laissant de nombreux citoyens dans l'incapacité de profiter de services essentiels qui devraient leur être ouverts.







