La France a plaidé ce mardi pour la mise en œuvre de la deuxième phase du plan de paix pour Gaza, suite au retour du corps du dernier otage israélien, Ran Gvili, qui est arrivé lundi sur le territoire palestinien. Ce retour représente un préalable proposé par Israël pour continuer le processus de paix.
« Il n’y a plus d’otages à Gaza », a affirmé Pascal Confavreux, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, exprimant un « immense soulagement ». Cette déclaration marque un tournant dans le conflit, offrant l'opportunité de passer du cessez-le-feu à une paix durable, avec une aide humanitaire expansive et un cadre politique viable pour réaliser la solution à deux États, comme l’a ajouté Confavreux.
Réouverture du poste-frontière de Rafah en suspens
La deuxième phase du plan, élaboré sous l’administration Trump en octobre dernier, vise à désarmer le Hamas, retirer progressivement les troupes israéliennes encore présentes dans la bande de Gaza, tout en mettant en place une force internationale. Sur le plan humanitaire, la réouverture du poste-frontière de Rafah, crucial pour l’acheminement d’aide, est fortement attendue par les Nations Unies et la communauté humanitaire.
Jusqu'à présent, cette réouverture avait été bloquée par les autorités israéliennes, qui avaient souligné que le Hamas n’avait pas respecté ses engagements concernant le retour des otages. Les discussions avec l'Égypte pour coordonner cette aide demeurent essentielles.
Sur le terrain, la situation reste précaire. Les deux parties s'accusent mutuellement de violer régulièrement le cessez-le-feu, et les conditions humanitaires sont de plus en plus préoccupantes pour les 2,2 millions de Palestiniens vivant à Gaza. En réponse à cette crise, la France a, le 18 janvier, envoyé près de 400 tonnes d’aide alimentaire pour améliorer la nutrition de plus de 42 000 jeunes enfants gazaouis souffrant de malnutrition, selon le ministère des Affaires étrangères.







