Alors que le mois sacré de jeûne, de prières et de partage touche à sa fin, l'incertitude plane parmi les cinq à six millions de musulmans en France concernant la célébration de l'Aïd-el-Fitr. Ce mercredi 18 mars, la Grande mosquée de Paris doit annoncer la date officielle de cette fête, alors que plusieurs institutions musulmanes se sont déjà prononcées en faveur du 20 mars.
Cette année, le début du ramadan avait suscité des débats, avec certaines communautés craignant que des divisions émergent. La mosquée de Paris avait fixé l'ouverture des festivités au 18 février, contredisant le 19 choisi par d'autres organismes, y compris le Conseil français du culte musulman (CFCM), créant ainsi un climat de confusion.
La situation quant à l'Aïd-el-Fitr ne semble pas meilleure. Alors que la mosquée de Paris va organiser une réunion à 17h30 pour trancher, d'autres entités, comme la Coordination des associations musulmanes de Paris, ont déjà annoncé que "vendredi 20 mars 2026 est le jour de l'Aïd-el-Fitr".
Deux méthodes de détermination
Derrière cette divergence se cachent deux approches : l'une basée sur le calcul astronomique, l'autre sur l'observation de la lune. Les observatoires affirment que "le croissant lunaire ne sera pas observable le mercredi 18 mars 2026", rendant ainsi improbable une célébration ce jour-là.
Les organisations musulmanes, réunies autour de la Grande mosquée de Paris, ont clairement indiqué que la position finale serait influencée tant par l'analyse des observations lunaires que par des calculs astronomiques.
Ce climat d'incertitude engendre des opinions divergentes. Pour certains observateurs, cette situation reflète un manque d'unité au sein des instances représentatives de l'islam en France, une question qui a déjà suscité des inquiétudes par le passé. La question reste donc ouverte : quelle date sera finalement retenue pour l'Aïd-el-Fitr ? En attendant cette annonce, la communauté musulmane en France continue de se préparer à célébrer la fin d'un mois empreint de spiritualité.







