L'atmosphère devient électrique à l'approche du débat organisé par France 2 pour les municipales à Marseille, prévu ce jeudi. L'absence de Martine Vassal, arrivée troisième lors du premier tour, agite les esprits et soulève des questions sur la représentativité et la démocratie.
Initialement, France 2 avait annoncé un débat entre les deux candidats majoritaires, le maire sortant Benoît Payan et Franck Allisio (RN), laissant de côté Mme Vassal. En réponse, Romain Simmarano, porte-parole de la candidate LR, a exprimé sa désapprobation : "C'est dommage pour la démocratie. Quand vous avez trois candidats, vous invitez les trois!" a-t-il déclaré à l'AFP.
Face à l'insistance, France Télévisions a finalement indiqué qu'elle envisageait d'inclure Vassal, soulignant que des discussions étaient en cours : "Martine Vassal souhaite participer au débat, nous avons donc proposé aux deux autres candidats d'élargir la discussion." Toutefois, l'équipe de Benoît Payan a affirmé être ouverte tant à un débat à deux qu'à trois, laissant le choix à France Télévisions.

Cependant, Franck Allisio a opposé son veto à l'idée d'un débat à trois, arguant que Vassal n'a "strictement aucune chance" de gagner et qualifiant sa candidature de "candidature fantôme". Il a ajouté : "Je ne participerai pas à une mascarade; je suis seulement partant pour un vrai débat." Ces déclarations illustrent les tensions qui entourent la campagne électorale.
Lors du premier tour, Benoît Payan avait devancé Allisio de peu, avec 36,70% contre 35,02%, tandis que Vassal accusait un retard conséquent avec 12,4%. Par ailleurs, le candidat de La France Insoumise, Sébastien Delogu, bien qu'élu pour le second tour avec 11,94%, a décidé de se retirer pour éviter une victoire du RN.
Ce débat marseillais n'est pas une singularité; un incident similaire à Paris a récemment causé l'indignation. Sophia Chikirou, candidate de LFI, s'est également vue exclue du débat entre Emmanuel Grégoire et Rachida Dati, malgré sa qualification pour le second tour. LFI a dénoncé cette situation et a annoncé son intention de saisir l'Arcom.
L'Arcom, pour sa part, a précisé que l'organisation des débats appartient à la liberté éditoriale des chaînes, tant que l'équilibre des temps de parole est respecté, et a reçu plusieurs plaintes à ce sujet pendant la période électorale. L'avenir du débat à Marseille reste donc en suspens, marqué par des tensions et des discordes qui pourraient influencer le second tour.







