Lors d'une interview sur BFMTV-RMC, Bruno Retailleau a exprimé son désaccord en affirmant que c'était "aux Niçois de trancher dans les urnes", rappelant au passage que la campagne actuelle était "délétère". Cette déclaration a été interprétée comme un désaveu envers Estrosi, candidat Horizons, malgré un accord national entre leur parti et celui d'Édouard Philippe.
Des voix qui s'élèvent
Cette prise de position n'est pas passée inaperçue. Eric Ciotti, candidat d'extrême droite, a salué la déclaration de Retailleau, la qualifiant de "condamnation de la campagne délétère". Pour lui, c'est un signe fort face à une candidature qu'il qualifie de moyen pour renforcer la présence du Rassemblement national.
Le parti Horizons a réagi par le biais d'un message sur X, qualifiant le refus de soutien de "l'ambiguïté la plus grave" parmi les Républicains, et a dénoncé une confusion au sein de la ligne politique du parti qui pourrait nuire à sa stratégie à long terme.
Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France, a également critiqué la position de Retailleau, déclarant : "Quelle indignité" et insinuant que ce refus d'alliance mène à un soutien tacite envers Ciotti.
Face à la tempête
Dominique Estrosi-Sassone, cheffe de file de LR à Nice, a affirmé que le parti avait promis son soutien à Christian Estrosi dans le cadre de l'accord national. Elle a qualifié le refus de Retailleau de "moment d'égarement", et a mis en avant la nécessité de s'unir contre les extrêmes.
Gabriel Attal, un autre acteur de la politique locale, a aussi critiqué cette position, évoquant une perte des "repères fondamentaux" au sein des partis qui, selon lui, restent trop préoccupés par leurs intérêts personnels plutôt que par les valeurs et l'unité.
Clarifications de Retailleau
Face à ces nombreuses réactions, Bruno Retailleau a tenté de clarifier sa position. Sur X, il a précisé qu'il ne soutenait pas Éric Ciotti et désavoue ses alliances. Bien qu'il entende rester dans l'accord avec Horizons, il reste ferme sur son analyse de la campagne à Nice, indiquant que ce sont finalement les électeurs qui feront le choix.
Le climat politique à Nice reste tendu, alors que les parties continuent à chercher un terrain d'entente en vue des prochains défis électoraux.







