La neige, bien que souvent belle, peut vite devenir un cauchemar pour les transports en France. Lors des récents épisodes neigeux, notamment celui survenu en janvier, les retards et interruptions de trains ont causé des désagréments majeurs. En Île-de-France, toutes les lignes du RER ont été touchées, avec des impacts sur plus de 1000 km de bouchons routiers. Comment une simple accumulation de flocons peut-elle générer autant de perturbations ?
Les experts, comme ceux de la SNCF, soulignent que le principal problème réside dans la neige qui s'accumule sous les rames. À cause de la vitesse des trains, la neige est soulevée et se compresse, se transformant en blocs de glace. Ces derniers peuvent non seulement endommager le matériel roulant mais également entraîner des dysfonctionnements au niveau des aiguillages, essentiels pour la circulation des trains. "Sans aiguilles opérationnelles, le trafic est paralysé," explique un aiguilleur, qui préfère garder l'anonymat.
En outre, le gel peut également affecter la caténaire, le réseau de câbles au-dessus des trains, en provoquant un détachement qui risque d'entraîner des accidents. Pour pallier ces défis, les opérateurs de transport mettent en œuvre divers dispositifs hivernaux, comme le pré-positionnement de chasse-neige. Le ministre des Transports a ainsi annoncé que 43 chasse-neige étaient prêts à intervenir durant les périodes de fortes chutes de neige.
La RATP a aussi renforcé ses mesures, avec des circulations de trains nocturnes sur les lignes à risque afin d’éviter la formation de verglas. Malgré ces efforts, la neige reste un facteur imprévisible, tenant les voyageurs en haleine. Le retour à la normale dépendra grandement des conditions climatiques, mais aussi de la capacité des infrastructures à s’adapter à ces événements extrêmes.
Comme le souligne un rapport récent de Le Monde, les effets du changement climatique sur les hivers en France pourraient aggraver ces situations, rendant la gestion du réseau ferroviaire encore plus complexe dans les années à venir. Il est donc essentiel de poursuivre les investissements dans des infrastructures adaptées pour minimiser l'impact des intempéries sur le transport public.







