Depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump a trouvé un écho fort dans sa vision nationaliste de « l’Amérique d’abord ». Mercredi dernier, il a signé un décret marquant le retrait officiel des États-Unis de 66 organisations internationales, jugées par son administration comme ne servant plus les intérêts du pays. Cette décision a été confirmée par la Maison Blanche sur X (anciennement Twitter).
Parmi ces organisations figurent 31 entités liées à l’ONU, avec en tête le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec). Ce retrait représente un coup dur pour la diplomatie climatique mondiale, car la Convention cadre de l’ONU sur le climat a servi de fondement aux accords de Paris et à d'autres initiatives de financement et de rapport scientifique. L’impact de cette décision pourrait être majeur, selon plusieurs experts environnementaux qui craignent un affaiblissement de la coopération internationale sur les enjeux climatiques.
Ce mouvement anti-multilatéral ne se limite pas au changement climatique. L'administration Trump a également choisi de se retirer de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), un forum essentiel pour les pays en développement concernant le commerce et la dette. Ces retraits s'inscrivent dans une politique plus large de rejet des engagements multinationaux, une tendance qui s'épanouit depuis le premier mandat de Trump.
Rejet du multilatéralisme
Ce retrait des organisations internationales s'accompagne de coupes drastiques dans l’aide américaine à l’étranger, impactant des agences majeures comme le Haut-commissariat aux réfugiés et le Programme alimentaire mondial. Les conséquences pourraient être désastreuses pour les pays qui dépendent de ce soutien. Des organisations humanitaires comme Médecins Sans Frontières ont exprimé leur préoccupation face à l'avenir incertain de l'aide internationale.
Dans son discours à l’Assemblée générale de l’ONU en septembre dernier, Trump a fustigé l’organisation en la qualifiant d'« très loin de réaliser son potentiel ». Il ne fait aucun doute que ces décisions reflètent une stratégie visant à resserrer les liens avec sa base électorale, mais elles soulèvent aussi de graves questions sur l'avenir de la coopération internationale. Comme le souligne un rapport de France 24, les implications de telles politiques pourraient redéfinir les relations des États-Unis sur la scène mondiale, surtout en matière de climat et de droits de l’homme.







