Le samedi 4 avril, un rassemblement mémorable s'est tenu à Saint-Denis, mobilisant des milliers de participants à l'appel du maire La France insoumise, Bally Bagayoko, qui a récemment été visé par des attaques racistes.
Des milliers de personnes, toutes réunies à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) pour un "rassemblement populaire, citoyen", se sont levées contre "le racisme, les discriminations et la haine de l’autre, ainsi que l’islamophobie, l’antisémitisme et la montée de l’extrême droite", rapportent divers médias sur le terrain, y compris Le Monde.
De nombreuses associations étaient présentes, comme la Ligue des droits de l’homme (LDH), SOS Racisme et le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP). Des figures politiques notables, y compris Jean-Luc Mélenchon et Marine Tondelier, ont également fait le déplacement pour soutenir la cause devant l’hôtel de ville de Saint-Denis.
Cependant, plusieurs représentants du gouvernement, comme Olivier Faure et Fabien Roussel, ainsi qu'Aurore Bergé, la ministre déléguée à la lutte contre les discriminations, ont brillé par leur absence. Bally Bagayoko a exprimé son regret face à cette situation, affirmant que la ministre aurait dû être présente à ses côtés, comme rapporté par franceinfo. Cette dernière avait précédemment indiqué que sa non-participation était justifiée, soulignant l'importance d'une mobilisation citoyenne.
“Le président de la République a une responsabilité”
Durant son discours, Bally Bagayoko a pointé du doigt la responsabilité des gouvernants, y compris celle du président Emmanuel Macron, qui, selon lui, a le devoir de s'exprimer face à la montée du racisme, notamment à la suite des injures dont il a été victime sur CNews.
L'élection de Bally Bagayoko à la mairie de Saint-Denis, la deuxième ville la plus peuplée d’Île-de-France, a ravivé les débats sur la discrimination raciale en France. Des attaques racistes ont fait surface sur la chaîne CNews, incitant l'élu à déposer une plainte et à susciter une enquête pénale pour "injure publique" à caractère raciste, ainsi qu'une enquête pour cyberharcèlement, comme mentionné par franceinfo.
Jusqu’à 20 000 personnes attendues
Parmi les participants, les témoignages de colère fusaient. Annie, originaire de Narbonne, a déclaré : "Il est inquiétant de constater qu'en 2026, le racisme est toujours aussi présent, voire en hausse". Ali, venu de Massy, a également souligné le soutien indéfectible envers Bally Bagayoko, précisant que cet événement est une réponse à la problématique raciale actuelle en France. Le maire a estimé que le rassemblement pourrait rassembler entre 10 000 et 20 000 personnes.







