Le 7 janvier, Donald Trump a pris une décision qui pourrait marquer un tournant dans la diplomatie américaine en signant un décret retirant les États-Unis de 66 organisations internationales, dont 31 affiliées à l'ONU. La Maison Blanche a indiqué que ces organisations « ne servaient plus les intérêts américains ».
Ce retrait s'inscrit dans la continuité de sa politique isolationniste, prônant une vision « America First » qui a guidé Trump depuis son ascension à la présidence. Parmi les organisations ciblées, on retrouve des institutions clés telles que l'UNESCO et l'Organisation mondiale de la santé, des choix qui suscitent des inquiétudes quant à l'avenir des engagements américains sur la scène mondiale.
Des experts tels que Jean-Philippe Thiriart, politologue, soulignent les implications à long terme de cette décision. Selon lui, « cette stratégie pourrait isoler les États-Unis sur la scène internationale et réduire leur influence dans des discussions cruciales concernant le climat et la santé publique ».
Il convient de noter que la décision de Trump intervient après que son administration ait déjà considérablement réduit l'aide internationale, ce qui a laissé de nombreuses organisations, comme le Haut-Commissariat pour les Réfugiés, dans une position vulnérable, incapables d'assurer leurs missions essentielles dans des zones de crise.
Le mois dernier, lors de l'assemblée générale des Nations Unies, Trump avait déjà critiqué l'organisation, affirmant qu'elle était « très loin de réaliser son potentiel ». Ces propos s'inscrivent dans une tendance plus large de remise en question des alliances traditionnelles, alors que le monde est confronté à des défis globaux croissants.
Cette décision s'ajoute à une série de retraits et de critiques des politiques multilatérales initiées au cours de ses précédents mandats, pouvant ainsi redéfinir le rôle des États-Unis à l’échelle mondiale.







