Dans un entretien captivant accordé au New York Times, Donald Trump a révélé que, selon lui, seule sa propre «moralité» devrait guider ses actions à l’étranger, affirmant qu'il n'a «pas besoin» du droit international. Ces déclarations surviennent dans un contexte international tumultueux, notamment après l'arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro par les forces américaines.
Interrogé sur les limites de sa politique étrangère, Trump a répondu : «Ma moralité est la seule chose qui peut m'arrêter». Il a ajouté que le respect du droit international dépendait en grande partie de la définition que l’on en avait. Cette vision pourrait saper les fondements des relations diplomatiques, comme le souligne le professeur de droit international Jean-Marc Sorel sur Le Monde.
Les États-Unis, qui ne sont pas membres de la Cour pénale internationale, ont souvent été critiqués pour leur attitude envers les décisions des tribunaux internationaux. Trump, bien qu'il se soit autoproclamé «président de la paix», a déjà mené des interventions militaires dans plusieurs pays comme l'Iran et le Nigeria, provoquant des inquiétudes parmi ses alliés européens.
La question se pose alors : Trump privilégiera-t-il l'intégrité de l'OTAN ou agira-t-il unilatéralement pour des intérêts américains, comme lorsqu'il a exprimé un intérêt pour le Groenland ? Son conseiller proche, Stephen Miller, a récemment déclaré que «nous vivons dans un monde gouverné par la force», ce qui soulève des interrogations sur l'avenir des relations internationales sous son administration.
Ces commentaires ajoutent une dimension spectaculaire aux débats sur la place des États-Unis sur la scène mondiale, et les implications de cette vision pour la diplomatie et le droit international restent à examiner de près.







