Un homme de 36 ans, accusé d'appartenir à la redoutable DZ Mafia, est actuellement jugé à Toulouse pour avoir orchestré des incendies criminels ciblant des entreprises associées à des capitaux israéliens. Ce procès, qui se déroule dans une ambiance tendue, soulève des interrogations sur de possibles ramifications internationales, notamment la suspicion d'une implication de l'Iran, rapportée par plusieurs médias comme Le Monde.
L'accusé, qui a avoué son affiliation à la bande, a insisté en audience qu'il n'agissait pas pour le compte des narcotrafiquants marseillais lorsqu'il a mis le feu à deux sociétés près de Toulouse et de Lyon. Il prétend être simplement un exécutant, malgré un passé criminel marquant, avec pas moins de 21 condamnations à son actif. « Si j'avais su que c'étaient des sociétés israéliennes, je ne serais jamais allé là », a-t-il déclaré, se distanciant des motivations antisémites qui pourraient être sous-jacentes à son acte.
Le procureur national antiterroriste (PNAT) enquête sur ce dossier, qui pourrait être relié à un réseau plus vaste, visant des intérêts israéliens en France. D'autres complices, comprenant trois femmes et un homme, sont également dans le viseur de la justice, avec des peines de prison requises à leur encontre.
Durant l'audience, l'accusé a révélé qu'il avait reçu un contrat de 15 000 euros, accompagné de notes avec des adresses ciblées pour les incendies. Sa défense a plaidé pour une intervention impulsive, mettant en avant un contexte criminel complexe. Ce cas, qui illustre la montée du phénomène de l'« État islamique en Europe », selon des analyses de La Presse, met également en lumière une stratégie iranienne plus large visant des cibles juives à l'échelle internationale.
Alors que la décision du tribunal est attendue prochainement, l'affaire soulève des préoccupations croissantes sur les interférences étrangères sur le sol français, une situation alarmante, selon des experts en sécurité, qui craignent un bouleversement potentiel de la paix sociale.







