L’avocat Amar Bouaou, célèbre pour sa défense de personnalités du milieu criminel liées à la drogue, a récemment été mis en examen pour des motifs de blanchiment en bande organisée et de fraude fiscale, selon les informations communiquées par le parquet de Paris à l’AFP, confirmant ainsi un rapport du Monde.
Les investigations menées par Tracfin ont révélé que cet avocat aurait perçu près de 300 000 euros de sociétés sans activité économique identifiable. Le dossier de l'affaire est désormais suivi par la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Paris. En réponse à ces allégations, les avocats de Bouaou soutiennent qu'il n’a jamais été partie prenante à un réseau de blanchiment.
Echanges de numéraires contre des virements
Après plusieurs fermetures de ses comptes pour des dépôts d’honoraires en espèces, Bouaou aurait échangé des sommes en espèces contre des virements pour faire face à ses obligations professionnelles et personnelles. Me Clarisse Serre et son équipe soulignent le fait que ces échanges n'ont pas entraîné d'enrichissement illégal pour leur client.
Ses avocats insistent sur le caractère arbitraire des fermetures de comptes, considérant que ces décisions ne reposent sur aucune justification valable. « Nous prouverons que ces mécanismes lui ont permis de déclarer son travail et de remplir ses obligations envers les organismes sociaux et le Trésor Public », déclarent-ils.
Cette affaire met en lumière des pratiques financières douteuses et soulève des préoccupations quant à la nécessité d'une réglementation plus rigoureuse dans le domaine juridique. Les experts s'interrogent également sur l'implication de certains notables dans des réseaux plus larges de blanchiment et de fraude.







