Dans une déclaration sans équivoque, Marine Le Pen a affirmé ce mercredi qu'il serait « impossible » de mener une campagne présidentielle avec un bracelet électronique. Cette position s'exprime à quelques jours de la décision de la cour d'appel de Paris, qui devra déterminer si elle peut se présenter à l’élection présidentielle de 2027.
« Si je peux être candidate, je serai candidate, mais uniquement si je peux faire campagne librement », a-t-elle précisé lors d'un entretien sur LCI, rappelant que « un candidat à la présidentielle doit jouir d'une totale liberté de mouvement », ce qui serait contraire à la condition d'être sous bracelet électronique.
« Pas peur » de la décision des juges
Dans le contexte de l'incertitude juridique qui l'entoure, Le Pen a exprimé son assurance : « s'il s'agit de m'autoriser à être candidate tout en m'empêchant de mener une campagne en toute liberté, cela ne sera pas possible ». Elle a ainsi rejeté l'idée de dépendre de décisions judiciaires pour ses déplacements, que ce soit pour des meetings à Romorantin ou des visites de marchés à Hénin-Beaumont.
À seulement six jours de la verdict de la cour d'appel, qui pourrait sceller son avenir politique, Marine Le Pen a également déclaré ne pas craindre le jugement à venir. « Quoi qu'il arrive, je poursuis le combat pour mes idées », a-t-elle affirmé avec détermination. Cette déclaration s'inscrit dans une dynamique d'affirmation de soi alors que l'ombre de la justice plane sur sa candidature.
Des experts politiques soulignent que la situation de Le Pen soulève des questions sur les limites des candidatures en cours d'affaires judiciaires. Pour certains, cette posture pourrait renforcer son image en tant que figure combative et déterminée, tandis que d'autres, selon Le Monde, mettent en doute la soutenabilité d'une campagne assujettie à des conditions judiciaires.







