Dimanche, sous un soleil brûlant, plusieurs milliers de personnes ont répondu à l'appel de Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis, pour marcher contre le racisme et l'extrême droite à Paris. Cette manifestation s'est tenue avant le concert proposé par le parti de Jean-Luc Mélenchon dans le cadre de la Fête de la musique.
"Le racisme ne recule pas sans effort, tout comme les discriminations, qui ne font que progresser lorsque l'on choisit d'ignorer", a déclaré l'élu insoumis au début de la marche, mobilisant la foule engagée derrière lui.
Les manifestants, arborant des drapeaux palestiniens et insoumis, ainsi que des maillots de football aux couleurs de Mélenchon, ont défilé sous une température frôlant les 35 degrés en direction de la place de la République, point final de leur parcours où le concert devait avoir lieu.
"Le départ de Barbès a une signification particulière": tel est le message de M. Bagayoko, mettant en lumière ce quartier populaire et vivant, symbole de multiculturalisme et de solidarité. Selon lui, cet endroit reflète "la Nouvelle-France que nous souhaitons".
La présence de personnalités politiques insoumises était notable, avec des figures telles que Rima Hassan, Manuel Bompard, Mathilde Panot et Jean-Luc Mélenchon en tête de cortège.
En entretien, Mélenchon a indiqué que Bally Bagayoko n'avait pas besoin de lui pour briller dans cette campagne électorale à venir.
Le climat caniculaire, classé vigilance rouge dans 34 départements, a pu dissuader certains participants. Loïc Clain, informaticien de 36 ans, a partagé son avis : "Je pense que cela explique la moindre affluence aujourd'hui". En dénonçant un racisme omniprésent, il a ajouté, "C’est devenu trop normalisé dans notre société".
Yelsha, une artiste de 28 ans, a également témoigné de sa réalité : "Je suis noire et trans, et je fais face à plusieurs formes de discrimination. La montée de toutes les oppressions s'intensifie". Elle a souligné l'importance de cette visibilité : "Être ensemble aujourd'hui est essentiel pour montrer la véritable France".
Enfin, il est à noter que le tribunal administratif de Paris a suspendu, vendredi, l'interdiction initiale du concert par le préfet de police, qualifiant cette décision de non fondée. Ainsi, l'événement a pu se dérouler dans un climat d'engagement.







