Le tribunal administratif de Lille a confirmé la séparation par hygiaphone lors des visites de Salah Abdeslam, après des menaces présumées envers le directeur de la prison de Vendin-le-Vieil, comme l'indique La Voix du Nord.
Salah Abdeslam, actuellement incarcéré à la prison de Vendin-le-Vieil, a vu sa demande d'assouplissement des conditions de parloir rejetée par la justice. Comme le note La Voix du Nord, le tribunal a décidé de maintenir les restrictions, en raison d'une menace que le détenu aurait formulée à l'égard du directeur de l'établissement, survenue en avril.
Abdeslam, dernier survivant des assaillants des attentats du 13 novembre 2015, dont le bilan tragique s'élève à 132 morts et plus de 400 blessés, se serait adressé à un co-détenu pour lui demander de retrouver l'adresse du directeur, évoquant l'intention d'envoyer des personnes pour « réaliser une catastrophe » sans vouloir attendre jusqu'en 2086.
Le détenu "conteste" les "propos menaçants"
D'autres incidents ont également été signalés, où des visiteurs auraient tenté de passer des objets prohibés, tels que des denrées alimentaires et des parfums, mettant en lumière la menace que représente encore M. Abdeslam et l'engagement des personnes autour de lui à transgresser les règles pénitentiaires. Le ministère de la Justice a déclaré que ces événements illustrent la dangerosité persistante du détenu.
Salah Abdeslam a vigoureusement nié les accusations de menaces à travers son avocat, Benoît David. Ce dernier a souligné que ces allégations n'étaient pas vérifiables et ont été opportunément mises en avant par l'administration. L'avocat a également noté qu'Abdeslam, condamné à perpétuité et placé à l'isolement depuis dix ans, subit de nombreuses fouilles, ne sortant de sa cellule que très rarement, rendant les parloirs sans hygiaphone cruciaux pour sa survie psychologique.







