Un moteur de recherche du nom de Searcher met en lumière une grave atteinte à la vie privée des Français, en exposant des millions de données personnelles en accès libre. La cellule d'investigation de franceinfo a rapidement réagi, alertant sur cette dérive alarmante pour la cybersécurité.
La ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, Anne Le Hénanff, a déclaré sur BFMTV que le gouvernement se réservait le droit de saisir la justice pour protéger les citoyens.
Des informations sensibles accessibles en un clic
Ce moteur de recherche controversé donne accès à des données variées, notamment les noms, prénoms, dates de naissance, adresses, et même des informations de santé. Des enseignants d'un collège en Essonne ont sourcite leur consternation en réalisant que leurs informations personnelles étaient grabées sur le site. Le créateur de ce service, un jeune homme de 18 ans utilisant le pseudonyme « Zalco », affirme puiser ses données à partir de 127 sources ouvertes, mais reconnait aussi y intégrer des bases issues de piratages.
Un avenir payant pour la confidentialité
Zalco explique que « nous avons développé un logiciel de recherche capable de fouiller l’internet en intégralité ». Les tarifs pour accéder à ces informations confidentielles sont fixés à 10 euros par semaine ou 35 euros par mois, avec des augmentations à l'horizon. La CNIL a d'ores et déjà condamné cette initiative, plaidant qu'elle contrevient au règlement général sur la protection des données (RGPD) et au Code pénal. En effet, la loi protège les données personnelles et leur diffusion sans consentement constitue une atteinte grave.
Pour ceux qui souhaitent faire retirer leurs données du site, il est possible d'initier une demande via la plateforme Discord du service.







