Le policier armé, auteur des tirs mortels sur Nahel, se voit désormais confronté à de nouvelles accusations devant la justice française.
Nahel Merzouk, âgé de 17 ans, a perdu la vie à Nanterre le 27 juin 2023, lorsque un policier a tiré à bout portant à travers le pare-brise du véhicule qu'il tentait de redémarrer après avoir refusé d'obtempérer. Initialement accusé de meurtre en mars 2025, le policier Florian M. avait vu la cour d'appel de Versailles requalifier les faits en « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner » en 2026, une décision que la Cour de cassation a rejetée ce vendredi 12 juin 2026, rouvrant ainsi le débat sur la responsabilité pénale du fonctionnaire.
Un prochain procès pour "meurtre" ?
Dans un arrêt consulté par Le Monde, la Cour de cassation a affirmé que le policier avait « nécessairement conscience qu'il existait un risque létal » lorsqu'il a tiré à bout portant dans un véhicule dont il avait une faible visibilité. Cette clarification juridique anéantit la requalification précédente et pave la voie à un procès où le chef d'accusation pourrait être celui de meurtre.
Nous avons rencontré les avocats de la mère de Nahel, qui ont exprimé leur satisfaction suite à cette décision. Selon eux, un procès pour meurtre devient non seulement possible mais est maintenant attendu avec impatience par les parties civiles. L'avocat a déclaré à BFMTV : "Nous avons toujours demandé un procès. La famille de Nahel cherche justice et espère que cette fois-ci, le système judiciaire répondra à ses attentes." Ce rebondissement fait écho à des préoccupations plus larges sur la responsabilisation des forces de l'ordre dans des situations similaires et ravive le débat sur la sécurité publique en France.







