Dans un nouveau développement concernant le cas de Salah Abdeslam, l'administration pénitentiaire a confirmé que ses restrictions de parloir resteront en place en raison de la "dangerosité persistante" du détenu. Une décision qui a été validée par la justice, selon un jugement émis le 10 juin par le tribunal administratif de Lille, qui a rejeté la requête d'Abdeslam souhaitant lever les mesures de séparation imposées lors de ses visites.
Les autorités pénitentiaires ont été alarmées par des éléments récents. Abdeslam aurait demandé, lors d'une conversation avec un autre prisonnier isolé, de retrouver l'adresse du directeur de la prison de Vendin-le-Vieil, déclarant vouloir envoyer "deux ou trois gars" pour créer du désordre. Des informations rapportées par Le Monde.
En outre, plusieurs proches, y compris sa mère, auraient tenté d'introduire des objets prohibés lors de visites, tels que des denrées alimentaires et des produits cosmétiques. Ces incidents ont été jugés par l'administration pénitentiaire comme des preuves de la dangerosité continue d'Abdeslam et des intentions de ses visiteurs de commettre des actes illégaux.
Réaction de l'avocat de Salah Abdeslam
En réponse, l'avocat d'Abdeslam, Benoit David, a vigoureusement contesté ces allegations. Il a affirmé que les menaces précises émises à l'encontre du directeur sont "sorties des circonstances" de manière opportuniste, inscrivant ces déclarations dans un contexte non vérifiable. David précise que son client, maintenu à l'isolement depuis une décennie, subit un traitement inhumain, et que les parloirs représentent un moyen indispensable pour maintenir son lien avec l'extérieur.
En avril, le tribunal administratif avait déjà demandé à l'administration pénitentiaire d'assouplir les conditions de parloir d'Abdeslam, menaçant d'imposer une amende de 100 euros par jour en cas de non-respect. Cependant, la récente décision judiciaire a fait supprimer cette astreinte, soulignant ainsi un changement de posture des autorités face aux nouveaux éléments présentés dans cette affaire. En effet, Abdeslam, le dernier membre survivant du commando ayant orchestré les attentats de Paris en novembre 2015, purge actuellement une peine de réclusion à perpétuité.







