Accélérations brusques, roues arrière et zigzags entre les voitures : les rodéos urbains continuent de poser problème dans les Landes, avec une trentaine de cas signalés depuis le début de l'année 2026. Ce chiffre représente une hausse de 25 % par rapport à l'année précédente.
Olivier Calia, directeur départemental de la police nationale des Landes, se montre prudent concernant l'analyse de cette augmentation. "Je ne peux pas dire si cela équivaut à une véritable augmentation des rodéos ou simplement à une hausse des déclarations des citoyens", déclare-t-il. Les comportements dangereux semblent aggraver le ressentiment des habitants. "Les rodéos sont l'une des manifestations les plus visibles et les plus préoccupantes de la délinquance ordinaire", ajoute-t-il, soulignant que les nuisances sonores, le sentiment d'impunité et les dangers pour piétons suscitent de nombreuses plaintes.Pour remédier à cette problématique, les forces de l'ordre mettent en place des actions, axées à la fois sur le contrôle et la prévention. Des interventions ciblées dans des garages et des cavernes sont effectuées pour identifier les motos non homologuées souvent utilisées lors des rodéos. La police encourage les habitants à dénoncer ces faits. "Chaque signalement contribue à étayer nos interventions, et les preuves comme photos ou vidéos peuvent aider à identifier les responsables", explique Olivier Calia. À savoir que les rodéos urbains sont considérés comme des délits, punis par des peines pouvant atteindre cinq ans d'emprisonnement et des amendes pouvant aller jusqu'à 75 000 euros en fonction des circonstances.







