Le suspense qui planait sur Gelos depuis plusieurs semaines s'est enfin dissipé. Alors que le 21 mai dernier, la rapporteure publique avait préconisé l'annulation des élections municipales, le tribunal administratif de Pau a finalement décidé de confirmer les résultats et de valider la réélection de Pascal Mora. Ce dernier, soulager par cette décision, a exprimé sa satisfaction en assurant que cette période difficile avait renforcé les liens au sein de son équipe municipale.
Les tensions avaient débuté lorsque la liste "Gelos, village heureux", dirigée par Amélie de Boyer Montegut, avait dénoncé l’éviction de plusieurs de ses assesseurs dans deux bureaux de vote lors des élections du 15 mars, où Pascal Mora avait remporté 57 % des voix. Selon les conclusions de la rapporteure, cette situation aurait justifié un nouveau vote. Pourtant, le tribunal a statué que la preuve d’une intention manifeste de manipulation n’avait pas été établie, rejoignant ainsi une interprétation plus conservatrice de la jurisprudence.
Un moment de répit pour la municipalité
Pascal Mora a, quant à lui, expliqué sans emphase que cette décision confirmait que l'équipe d’opposition n'avait pas été empêchée de s'acquitter de ses droits durant le scrutin. "Nous sommes contents que le tribunal ait pu constater que c'était un processus équitable. Nous allons maintenant continuer le travail pour le bien des habitants de Gelos", a-t-il affirmé. Depuis son élection, Mora occupe également le rôle de vice-président de la Communauté d'agglomération Pau Béarn Pyrénées, augmentant le poids politique de sa municipalité dans la région.
Les habitants, de leur côté, attendent que la stabilité politique permette d'améliorer leur cadre de vie. Les élus se sont engagés à travailler pour l’intérêt général et à surmonter les conflits qui ont marqué cette saison électorale. L'épisode a non seulement rappelé l'importance de la transparence dans les élections, mais a aussi témoigné d'une volonté de coopération au sein du conseil municipal.







