En Touraine, l’attente pour obtenir une habitation à loyer modéré peut s’éterniser. Un arrêté préfectoral fixe désormais des seuils précis au-delà desquels il est possible pour les foyers concernés d’engager un recours.
Obtenir une réponse de l’administration peut sembler un véritable parcours du combattant. Répondant aux préoccupations soulevées par les délais d'attente souvent démesurés, la préfecture d’Indre-et-Loire a récemment publié un arrêté déterminant le moment où les demandeurs de logement social peuvent faire appel à la commission de médiation du droit au logement opposable (Dalo) pour protester contre des délais jugés anormalement longs.
Dans le recueil des actes administratifs publié le 11 juin 2026, l'article 1er précise : « Les délais au-delà desquels les personnes qui ont déposé une demande de logement locatif social peuvent saisir la commission de médiation d’Indre-et-Loire au motif d’un délai anormalement long sont fixés ». Pour l'arrondissement de Tours, ces délais sont désormais de dix-huit mois pour les primo-demandeurs et de vingt-neuf mois pour ceux souhaitant muter.
Des délais révisés pour Loches et Chinon
Les arrondissements de Loches et Chinon affichent des délais légèrement inférieurs : douze mois pour les primo-demandeurs et vingt et un mois pour les demandes de mutation. Il est également à noter que l'arrêté du 21 décembre 2007, qui énonçait précédemment les délais anormaux, a été abrogé.
Cette avancée est perçue positivement par plusieurs acteurs locaux. Comme le souligne un responsable du secteur social, "ce changement est une réponse attendue aux préoccupations des citoyens. Cela permet une plus grande transparence et donne aux demandeurs une réelle possibilité d'action face à l'administration". La préfecture s’engage ainsi à rendre le processus d’obtention d’un logement social plus équitable et à relever les défis persistants du logement en France.







