C'est un lancement très attendu : Jean-Luc Mélenchon a ouvert ce dimanche son premier meeting de campagne à Saint-Denis, une ville qui devient le symbole de La France Insoumise (LFI) et du projet de la "Nouvelle France" qu'il défend.
Le meeting, prévu à 15H30 sur la place Victor Hugo, s'installe dans un site chargé d'histoire, entre la mairie aux mains de l'Insoumis Bally Bagayoko et la basilique, nécropole des rois de France. "Je crois à la puissance des lieux", a déclaré Mélenchon récemment, soulignant l'importance de ce cadre pour son discours.
Pour lui, ce moment inaugure réellement sa campagne après avoir confirmé sa candidature début mai. Les Insoumis visent une forte mobilisation, espérant rassembler au moins 10 000 personnes pour ce rendez-vous. Une majorité des élus LFI, dont Bally Bagayoko, sera présente pour renforcer la dynamique.
Ce meeting s'inscrit dans une double dimension : relier l'héritage historique de la France avec le projet politique futuriste de Mélenchon. Manuel Bompard, coordinateur de LFI, précise qu'il ne s'agira pas d'une simple rencontre programmée, mais d'un espace pour développer des idées essentielles.
Jean-Luc Mélenchon, connu pour son éloquence, sera soutenu par des figures littéraires emblématiques telles qu'Annie Ernaux et Éric Vuillard, qui prendront également la parole. "Nous souhaitons une campagne éducative, ancrée dans l'idée d'une éducation populaire", ajoute Bompard.
Les premiers retours sur la campagne s'avèrent prometteurs. Les derniers sondages l'affichent dans une position encourageante, avec des intentions de vote variant entre 13 et 15 % pour le premier tour. Cette dynamique contrastante est particulièrement soulignée par rapport à une gauche en proie à des difficultés de coordination autour d'une primaire unitaire.
Un cadre de LFI témoigne : "La mobilisation a dépassé nos attentes. Des soutiens affluent plus tôt que prévu, preuve de l'élan positif qui entoure notre leader". De surcroît, un député de LFI mentionne que le mouvement bénéficie d'un intérêt croissant même parmi les écologistes, malgré l'échec paternel d'une primaire unie jusqu'à présent.
Avec la proposition d'une "double primaire" du Parti Socialiste, la tension politique se fait palpable. Les Insoumis rétorquent que "dénigrer Mélenchon ne constitue pas un projet viable".
D'autres candidats se prépareront à leurs propres rassemblements dans les semaines suivantes, alors que la scène politique se dynamise. De plus, un moment clé pour la droite est également à suivre : la décision de la cour d'appel de Paris concernant l’affaire des assistants RN au Parlement européen, prévue pour le 7 juillet, qui pourrait avoir des répercussions sur la candidature de Marine Le Pen.







